Erlœsende Weltenthat. S. p
2. Voir en particulier, le passage d'Art et climat (1850) G. S. p. 218, qui commence par 'ces mots : « Die Mittlerin zwischen Kraft und Freiheit, die Erlœserin ohne welche die Kraft Rohheit, dieFreiheit aber Willkûr bleibt, ist somit die Liebe,.. > Impossible de ne pas appliquer ces mots : Mittlerin, Erlœserin, à Brunnhilde.
3. Lust und Laune, dit très bien Fricka W. p. 29 ; elle se trompe seulement dans l'application qu'elle fait de ces paroles à Siegmuud et Sieglinde.
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l'amour de pure sensibilité, si passionné qu'on le suppose, reste une émotion vive, qu'une autre émotion vive détruit en un instant. A la passion doit se joindre un élément supérieur qui en fait la noblesse et en assure la durée. On chercherait vainement cette élévation, cette constance en Siegfried, nature fruste, où la liberté est encore asservie par l'instinct. C'est dans la conscience plus délicate de Briinnhilde que ces vertus vont se manifester. Hélas ! elle a connu, elle aussi, l'heure mauvaise où l'amour instinctif, égoïste, apparaît sous la forme sauvage de la jalousie et de la vengeance. Avec Ilagen et Gunther, l'amante, folle de douleur, a comploté la mort du héros*. Mais Brùnnhilde est avant tout la personnification des aspirations nobles et généreuses de Wotan ^ Aussi impénétrable, aussi froid que la cuirasse d'argent qui le protège, son cœur n'avait jamais tressailli qu'au bruit de la bataille. La cruelle détresse de Siegmund et de Sieghnde chassés, poursuivis, maudits des dieux et des hommes, et leur amour plus immense encore que leur misère, et cette fidélité que rien ne peut ébranler, y ont fait jaillir un sentiment nouveau, la pitié : « Je vois quelle détresse navre ton cœur ; ta sainte angoisse, Je la sens ! ^ »
La vierge sublime n'hésite plus. Tout entière elle se consacre à la défense, au salut de Siegmund et de Sieglinde,