G.; p. 60, 61, 62 : Racheschwur
2. Elle est sa volonté, W. p. 30, 36, 43, 71, 72, la moitié de son âme, W. p. 79 ; l'expression de sa pensée la plus intime, W. p. 71 ; S. p. 90; mais cette pensée n'est pas chez elle, comme chez Erda, séparée de Vamour ; c'est par l'amour qu'elle arrive à la pleine conscience S. p. 89, 90 ; c'est en face du bûcher qu'elle s'écrie : < Maintenant, je sais tout ! » G. p. 83.
3. W. 52. Chose étrange ! c'est aussi dans le cœur d'une déesse que le vieux Mage de Chaldée, l'auteur du poème de Gilgamès, fait naître ce sentiment sacré de la pitié : « Dans ces âmes antiques partagées entre l'amour et l'amitié, déjà se fait jour la pitié, sentiment mystérieux, né, s'il faut en croire ce sage de Chaldée, au cœur d'une femme, mais épelé d'une façon intelligible par une voix d'homme. A sa femme, visiblement émue de la souffrance de Gilgamès, Samas-napistim adresse cette parole sublime dans sa simplicité : « Tu souffres, je le vois bien, de la souffrance de l'humanité. » Une épopée babylonienne par J. Sauveplane, Revue des Religions, mai 1893, p. 251. La copie du poème de Gilgamès date du Vil* siècle avant notre ère.'
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et sacrifie sans hésiter ses privilèges divins. Plus tard, en face du bûcher de Siegfried, elle immole joyeusement sa vie même. Dès lors tout égoïsme a disparu. Ce n'est plus l'amante qui parle en Briinnhilde, c'est la prophétesse inspirée \ Elle chante l'hymne delà délivrance universelle. L'œuvre rédemptrice est accomplie ; non pas seulement l'œuvre négative : la disparition de l'antique ordre de choses dont Siegfried a donné le signal en brisant Tépieu de Wotan, mais bien l'œuvre positive : l'avènement d'un monde nouveau qui ne connaîtra point les anciennes misères. L'égoisme est vaincu, puisqu'enfin un cœur a vraiment et pleinement aimé !
Siegfried, l'Homme fort et libre, Brunnhilde, la Femme aimante et dévouée, symbolisent ainsi les deux aspects de la Nature humaine idéale : liberté et amour, force et bonté.