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COMPOSITION DES ROCHES ET NATURE DU SOL QUI EN RÉSULTE

Les 3 éléments dominants dans la composition dos roches sont : 1° la silice (quartz, cailloux de silex ou sable), 2° la chaux, :t° l'alumine.

5. — Roches siliceuses. — Parmi les roches siliceuses, il faut ranger les grès, qui sont dessables fins plus ou moins agglutinés par un ciment de nature diverse. On distingue le grès houiller, le grès rouge, bigarré, vert, la molasse, qui est un grès fin mêlé à de l'argile et du calcaire, enfin la pierre meulière, excellente pierre à bâtir.

G. — \iiiiiiT îles terrains siliceux.

— Chacune des 3 espèces de roches que nous venons d'examiner ne saurait constituer isolément un terrain fertile; il faut pour cela la combinaison des 3 éléments dans une proportion convenable.

Les terrains, où la silice domine, sont ou complètement arides (déserts de l'Afrique et île l'Asie), ou peu fertiles; ils ne produisent guère que du seigle et de l'avoine. La bruyère y croît naturellement, mais on y trouve aussi de verdoyantes prairies. Tels sont les piatcaux granitiques du Rouergue appelés segalas (du mot seigle), et les coteaux de l'Auvergne et du Limousin.

Lorsque le sous-sol est de granit, le pays esl sillonné de ruisseaux et les routes sont bonnes ; enfin les habitations affectent des formes lourdes.

Les eaux de pluie, en effet, ne pouvant s'infiltrer, ruissellent de tous côtés, ou se réunissent en mares dans les creux de la roche : le Bocage Vendéen en est un exemple. La viabilité est facile, en raison des excellents matériaux que fournit le pays pour les routes; mais le granit est difficile à tailler et ne se prête pas à l'élégance des constructions.

9. — Roches calcaires. — Parmi les roches calcaires on distingue : la craie, carbonate de chaux formé par l'accumulation des coquilles d'animaux microscopiques, — les calcaires grossiers qui forment d'excellents matériaux de construction (les environs de Paris en fournissent beaucoup), — la pierre lithographique, — le gypse ou

pierre à plâtre (butte Montmartre à Paris). — Enfin le marbre est encore une roche calcaire : c'est un carbonate de chaux qui s'est transformé sous l'influence d'une pression et d'une chaleur intenses.

9. — Nature fies terrains calcaires. — Le calcaire est poreux : il laisse filtrer les eaux sans en rien retenir, aussi les terrains de cet ordre seraient-ils absolument arides, s'ils étaient complètement purs. On peut citer comme exemples : la plaine crayeuse de la Champagne, aride en général, mais se prêtant très bien à la culture de la vigne, dès qu'elle contient un peu de sable et d'argile, les plateaux des Causses du Rouergue donnant de l'orge et de l'avoine dans les mêmes conditions, enfin les coteaux arides de la Provence.

Les terrains calcaires sont caractérisés par des sources peu nombreuses mais abondantes, de gros ruisseaux encaissés, des routes au sol friable, donnant beaucoup de poussière par la sécheresse, facilement défoncées par les pluies, enfin des constructions élégantes. « Les carrières du Travertin, a écrit Cuvier, ont fait de Rome la plus belle ville du monde ancien ; celles de calcaire grossier et de gypse font de Paris l'une des plus agréables du monde moderne. »

9. — Roches argileuses. — L'alumine mélangée avec de la silice et de l'eau forme l'argile. C'est en résumé une boue solidifiée à laquelle l'alumine a donné la propriété de retenir l'eau : l'argile forme des couches imperméables. Quand elle est l'élément principal des terres, elle fait des terres fortes, par allusion à leur résistance à la charrue. Mêlée au calcaire, elle constitue les marnes, qui servent d'amendement aux terres légères siliceuses. Enfin l'industrie emploie l'argile pour en faire, par la cuisson, des briques et des poteries. Sous l'influence de réactions chimiques et dans des eaux surchauffées, certaines couches argileuses se sont transformées en schistes affectant la contexture foliacée. \J ardoise en est le type principal.

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