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l'autel. L'orchestre des musiciens est placé en amphithéâtre, dans une niche circulaire, derrière les colonnes qui ornent le fond de la chapelle, en face de l'Empereur; la sacristie et les dépendances occupent le dessous de l'orchestre au rez-de-chaussée; les colonnes d'ordre dorique Il Ï ;
toscan, qui forment les bas-côtés au rez-de-chaussée, sont exécutées en pierre de liais; les
; ; [| ; olates-bandes, les soffites et les corniches avec les balustres d'appui au-dessus, sont en pierre de PI 1
Conflans; l'ordre dorique romain qui orne les tribunes hautes est en stuc de blanc veiné, avec chapiteaux, corniches, moulures et plafonds dorés. Le pavé de la tribune impériale est décoré
de mosaïques et de compartiments de marbre avec les armoiries de l'Empereur au centre. Le
pavé du rez-de-chaussée est aussi en marbres de différentes couleurs. L’autel, placé sur un mur parsemé d’abeilles en or, est orné de colonnes en marbre (fleur de pêcher) avec chapiteaux,
corniches, fronton, gradins et appui en blanc veiné, serancolin, griotte d'Italie, enrichis de bronzes dorés.
Des poêles pratiqués dans les souterrains, et dont la fumée cireule en différents sens sous les
compartiments des pavés, entretiennent par des bouches ménagées avec précaution dans tout l'intérieur de cette partie du palais une chaleur douce et toujours égale. La salle du conseil d’État est contigué à la chapelle; on y arrive par l'escalier de la salle des
Gardes. Elle peut être considérée, au moyen des ouvertures pratiquées en face des croisées,
comme la galerie de la chapelle pour les jours de cérémonies religieuses. Elle est décorée de pilastres et de colonnes en stuc jaune de Sienne, avec des fonds en blanc veiné; les chapiteaux, les corniches et les ornements sont dorés. On voit au centre du plafond, dans toute la
longueur de cette salle, un grand tableau d'histoire encadré par des voussures qui forment une
essoires et des orne-
frise au pourtour de la pièce. Cette frise est peinte en grisaille avec des acc
lation, les
ments rehaussés en or; elle représente les différentes sections du conseil : Ie Finances, la Marine, les Arts et la Guerre. Tout ce plafond est l’ouvrage de M. Gérard, peintre célébre.
L’escalier qui conduit à la salle du conseil d’État est à une seule rampe droite, entre quatre
colonnes d'ordre dorique qui soutiennent des soffites et des plafonds carrés. Il occupe le plafond de la salle des Gardes; on a cherché à le disposer de manière à ce qu'il parüt être une continuation de celui qui monte aux grands appartements et qui avait été construit, sous le règne de Louis XIV, par Levau, ainsi que nous l’avons précédemment dit. Sa décoration est très simple : deux statues de marbre représentant le Silence et la Méditation, placées sur des socles en avant des premières marches, en ornent l’entrée. On voit dans le fond, sur des piédestaux
en avant des niches, aux deux côtés de la porte de la salle du Conseil, les figures en pied des
chanceliers d’Aguesseau et de L’Hôpital. La construction de cette partie est exécutée en pierre
de Conflans. L’escalier
supporté en entier sur deux massifs de colonnes en pierre de Vergelay; elles recoivent la retombée de la voûte sous les marches et laissent ainsi au-dessous un espace libre qui sert de corps-de-garde pour la garde de l'Empereur.
La salle du conseil d’État est précédée, à ses deux extrémités, par des pièces décorées en stuc; elles servent d’antichambre pour les huissiers et les secrétaires du Conseil.
à ce service se trouvent, ainsi
Les bureaux, les sections et toutes les dépendances nécessaires que nous l’avons précédemment indiqué dans le plan général (planche > du numéro 1), audessus et au-dessous de la salle du Conseil, avec une entrée et un escalier indépendants des
autres services du palais.