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très raides et forment une ligne qui n'est découpée que par un petit nombre de Assures tranversales ; ces dernières sont les seuls points d'accès de ia vallée et correspondent presque toujours aux points de passage de la rivière. Au-dessous de Charmes^ la rive gauche est bordée par le prolongement septentrional du massif de Virine et domine pendant quelque temps la rive droite ; en aval de Bayon la vallée se rétrécit et les deux rives sont à peu près à même hauteur; la rive gauche domine encore les plateaux de la rive droite vers Pont-Saint-Yincent et au sud de la forêt de Haye; mais, au-dessous de Frouard, c'est l'inverse qui a Heu, les hauteurs de la rive droite sont plus élevées que celles de la rive gauche.
A Ponl-à-Mousson^ sur la rive droite, des coteaux couverts de vignobles s'élèvent jusqu'à une hauteur de 200 mètres au-dessus de la rivière et sont couronnés par les ruines du château de Mousson ; c'est là un point fort important pour couvrir le passage de la rivière. Plus au nord vers Jouy-aux- Arches se trouve le piton isolé du Saint-Biaise^ qui forme l'extrémité du plateau de Mousson; les coUines s'effacent alors sur la rive droite et la vallée s'élargit de ce côté tandis que les hauteurs bordent la rive gauche jusqu'au mont Saint-Quentin qui domine Metz. En aval de cette place, les terrasses de la rive gauche s'éloignent à 3,500 mètres de la Moselle, tandis que le plateau nord du ravin de Vallières se termine en pente brusque sur la rivière même, en sorte que ces hauteurs de la rive droite, bien que moins élevées que celles de la rive gauche, commandent la vallée et les voies de communications qui s'y trouvent. Cet avantage reste à la rive droite jusqu'à l'embouchure de l'Orne.
Au nord de Trêves, le passage est difficile, parce que les berges sont élevées, rocheuses, et bordent la rivière de si près que souvent il n'existe pas de route sur les rives. Le passage d'une rive à l'autre se fait au moyen de bacs ; on vient de construire deux ponts sur une boucle que forme la rivière au nord de Zell pour le passage du chemin de fer de Trêves à Coblenz. Trarbach à mi-chemin entre Trêves et Coblenz commande les principales routes des deux rives ; c'est dans une presqu'île de la rive gauche, en face de Trarbach, que Louis XIV avait fait élever le fort de Mont-Royal destiné à dominer toute la contrée et à mettre sous notre dépendance les électeurs de Trêves, de Mayence et de Cologne; nous avons vu que le traité de Ryswick avait forcé le roi à démolir cette citadelle.
Avant de sortir des montagnes, la Moselle reçoit sur sa droite la Moselette et la Vologne, ruisseaux dont les vallées, larges sur certains points, sont sur d'atitres de véritables défilés; nous avons déjà signalé la profonde échancrure que suit la Vologne entre Gérardmer et Granges.
Vient ensuite la Menrthe, qui naît au nord du col de la Schlûcht, qui passe à Saint-Dié, Raon-l'Etape, Lunéville, Nancy, et qui se jett« dans la