CHAPITRE IV. — PROHTIÉRE DU KÔRD-ESf OU B*ALL£1<A6NE. 1o
la Marne, viennent-elles converger sur ce rentrant de Gommercy où le ])assage est plus facile qu*ailleurs. Ces collines créent entre NeufchàteaUy Toul, Verdun et Dun-sur-Meuse un obstacle continu de grande valeur empruntant sa force autant à la nature des cultures qu^aux accidents du sol ; an pied du versant oriental se trouvent des prairies, puis les pentes sont cultivées en vignes auxquelles succèdent des bois ou des champs de seigle; la crête elle-même ou plutôt le plateau est partout couvert d'épaisses forêts dont les principales sont : le Bois brûlé^ la forêt d'Àmblonville^ le bois de LaugeaUj la forêt d^Àpremont, le bois du Vignot, le bois du Hasoy, le bois de Saint-Germain, la forêt au-dessus de Meine, le bois de Saulxures et la forêt de Xeufays. Presque partout les troupes ne pourront se mouvoir que sur les routes. On travaille aujourd'hui à augmenter la force défensive de cette position en y construisant sur plusieurs points des ouvrages de fortification; en avant se trouvent de vastes forêts, celles de Wèvre, de Gremillyy (tes Owitre-Communes, de la Reine et de Saint-Amond, et des marais qui en couvrent les abords. Cette ligne de collines est traversée par le chemin de fer de Paris à Strasbourg sous le tunnel de Foug à hauteur de Toul, par le canal de la Marne au Rhin sous une galerie de 1,000 mètres qui se trouve un peu au sud du tunnel de Foug et par la ligne de Verdun à Metz sous le tunnel de Tavanne. Ce dernier est dominé par un des forts détachés de Verdun; le premier passage est couvert par la place de Toul et ses nombreux forts, mais il peut être tourné au sud par les routes qui passent aux dépressions de Blenod et de Housselmont et qui viennent aboutir à Vaucouleurs. On construit un fort au signal de Blenod pour étendre jusque là Taction de la place de Toul et un au-dessus de Pagny-la-Blanche-Côte pour barrer la seconde trouée.
Les collines de la rive droite de la Meuse sont appelées dans le pays Hanta de la Meuse ou CAtes de Meuse ; voici le tableau des voies de communication qui les traversent entre Stenay et Neufchâteau :
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LiVrÈ II. — LA FRANGÉ. — ï»ROÎ*TIÈRES DE TERRÉ.
Voies de communication à travers les Côtes de Meuse
entre Stenay et Nenfchftteau.
VOIES DK COMMUNICATION
Route de Montmédy à Stenay
Route de Jametz à Stenay
Route de Jametz à Dun-sur-Meuae. . . . Route de Damvillers à Cousenvoye. . . .
Route d'Étain à Bras
Route de Dieppe à Verdun
Chemin de fer de Metz à Verdun
Route de Metz à Verdun
Chemin de Moulainville à Verdun ....
Route de Metz à Verdun
Chemin de Mont-sous-les-Côtes à Verdun * Chemin de Ilaudiomont à Dieue -sur-Meuse Chemin de Mont-sous-les-Cdtes à Genicourt Route de Saint-Remy à Genicourt ....
Chemin de Saint-Remy à Lacroix ....
Route de Saiat-Maurice-sous-les-Gôtesà Lacroix .
Route de Vignculles à Lacroix
Route d^Heudicourt à Maizcy
( deVigneuUes. . ^ Routes] d'Heudicourt. . > àSaint-Mihiel.
( de Buxeruelles . ) Route de Woinville à Saint-Mihiel ....
Route d'Âpremont à Saint-Mihiel
Route d^Âpremont à Mécrin
Route de Liouville à Boncourt
Route de Gironville à Commercy
Route de ComieyiUe à Euville
Chemin de Luçay à Pagny-sur-Meuse . .
Chemin de fer de Nancy à Commercy . .
Route de Strasbourg à Paris
Canal de la Marne au Rhin
Route de Blenod à Vaucouleurs
Route de Colombey à Vaucouleurs. . . .
Route de Nancy à Neufchâteau
Route de Gironcourt à Soulosse
Route de Gironcourt à Neufchâteau. . . . Route de Bulgnéville à Neufchâteau . . .
LOCALITES INTBRMÂDIAIKBS
par Baalon.
par Baalon.
par Murvaux.
par Etraye.
par Âzanne.
par VauxHlevant-Damloup.
tunnel de Tavanne (1J90»).
par Étain.
par Mars-la-Tour.
par Sommedieuo.
par Ruplr-en-Voëvre.
par Mouilly et Rupt.
par Vaux-ies-Palameix.
par Dampicrre.
par Lamorville.
par Lamorville et Spada.
se réunissent au-dessous de Chaillon.
par Marbotte.
par Saint-Julien.
par Vignot.
par Âulnois.
par Trondes.
tun. de Foug (1,122»), t. de Pagny [5'72-).
par Toul et Pagny.
galerie de Lay-Saint-Remy (1,000").
par Housselmont.
par Colombey et Soulosse.
par RemoTille.
par Chûtenois.
par Aulnois.
Les CAtes de Meuse s'efTacent presque au nord de Dun et se perdent dans la dépression qui limitent les plateaux ardennais. Au sud, cette ligne de collines coupe la Meuse à Neufchâteau pour se diriger sur Chaumont ; à la séparation des terrains correspond la dépression de Liffol que suit le chemin de fer de Chaumont à Neufchâteau. Dans cette partie ces hauteurs s'appellent Monts du Bassigny.
CIAPlTfiE IV. — FkONTltBE DtT MOftD-EST OU D'ALLBICAGNE. 161
Près de la source de la Meuse et jusque près de BourmoDt, la rive gauclie est bordée par des hauleurs qui séparent le terrain oolitique inférieur du calcaire à gryphées arquées et qui, plus au nord, se relient aux collines do la Uoselle. On trouve d'abord le plateau de Montigny qui prolonge au nord
la position défensive formée par l'extrémité orientale du plateau de Langret ilu Cognelol à Dainpierre, puis ensuite deux crêtes distinctes dont la première est dominée par les hauteurs de la rive droite et dont la seconde plus inarquée se trouve d'abord à i ou 5 kilomètres du lleuvc, s'en rapproche dcoijriiphie. — l^inirtic. Il
1G2 LIVRE ÎI. — LA FRANCE. — FRONTIÈRES DE tERRË.
bientôt et se prolonge jusqu'à Neufchâteau. Les collines de la rive droite sont coupées par les premiers affluents de la Meuse : le Mouzon, le Vairr., et forment le long de ces cours d'eau des positions assez fortes. Le caicain' à gryphées arquées en constitue le sous-sol. C'est sur un pilon de ces hauteurs, sur la rive droite du Mouzon, que se trouvent les ruines de Tancienne forteresse de Lamothe, Fun des boulevards de la Lorraine contre la France. Sur la rive gauche de la Meuse, il n'y a plus dans la partie moyenne de son cours que des hauteurs beaucoup moins accentuées (jue celles de la rive droite. Elles sont formées par les berges assez douces de la rivière, puis par l'extrémité de l'étage oolitique supérieur. Vers le sud, celte ligue de collines est coupée par la Marne au-dessus de Joinville et par l'Ornaiu à Gondrecourt ; elles forment entre ces deux rivières une crête continue de A2b mètres d'altitude qui domine les plateaux au sud-est d'une soixantaine de mètres. Le canal de la Marne au Rhin les coupe entre l'Ornain et le Méholle, affluent de la Meuse, au tunnel de Mauvage qui a 4,890 mètres de longueur. Dans cette partie, entre Commercy et Bar-le-Duc, on désigne ces collines sous le nom de Honts du Barrois. Aux sources de l'Aire qu'elles coupent à Pierrefitte, ce sont les collines de la rive gauche de la Meuse qu'on confond souvent avec l'Argonne.
Arg^onne *• — L'Argonne proprement dite est ce massif boisé et marécageux situé entre l'Aire et l'Aisne et se prolongeant jusqu'au nord d«^ Relhel ; c'est l'extrémité du terrain de grès vert, le sous-sol est un calcaire marneux. La longueur de cette chaîne est de 15 lieues, et sa plus grande épaisseur au sud est do 9 lieues entre Clermont et Sainte- Menehould; c'est aussi la partie la plus Apre, celle où l'argile est le plus abondant. Les versants du côté de l'Aire sont plus marqués que ceux de l'ouest; mais ces collines sont loin de présenter une ligne aussi continue, aussi étendue, aussi forte que celle que dessinent les hauteurs de la rive droite de la Meuse. Jadis l'Argonne ne pouvait être franchie qu'à cinq défilés qui, en partant du sud, sont :
Le défilé des Islettes, entre Clermont et Sainte-Menehould, où passe, un peu au sud de la route, le chemin de fer qui va de Metz à Reims;
Le défilé de la Chalade, de Varennes à Vienne-la-Ville ou à Vienne-le- Chûteau ;
Le défilé de Grand-Pré^ où passe la rivière de l'Aire avant d'aller se jeter dans l'Aisne, ainsi que la route de Varennes à Vouziers;
Le défilé de la Croix-auohBois, entre Busancy et Vouziers, qui fut forcé en 1792 par les Prussiens;