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gueur et de 7 mètres de hauteur, le travail fut achevé en 85 jours. La campagne de TArgonne en 1792 avait déjà montré que Metz pouvait être tourné, quand le Luxembourg n'était pas neutre.

Le général Haxo avait signalé le défaut de cet emplacement de Metz : dans un mémoire écrit en 1819, il disait que nos généraux battus sur la Sarre devraient bien se garder de s'enfermer dans Metz, mais qu'il leur faudrait défendre les lignes de la Seille convenablement organisées, puis, en caî; d'échec, battre en retraite parallèlement aux Vosges sur Langres ; le travail qui lui paraissait le plus urgent à exécuter pour que Tarmée placée sur la Sarre ne puisse pas être tournée et pour que l'armée d'Alsace ne fût pas exposée à être coupée, était de fermer par des forts d'arrêt tous les passages des Vosges praticables aux voitures ; enfin il signalait aussi la position de la forêt de Haye, entre Toul et Nancy, comme le point de concentration le plus avantageux et le centre de défense de la Lorraine. On sait que ces conseils ne furent nullement suivife, ni dans l'organisation défensive, ni dans la conduite des armées en 1870. Si les défilés des Vosges et surtout celui de Saverne eussent été barrés par des forts en 1870, l'armée du maréchal de Mac- Mahon n'aurait pas eu besoin de rétrograder jusqu'à Châlons après Wœrlh. Si Metz eut été réuni au plateau de Haye par des forts commandant les principaux passages de la Moselle à Frouard, Pont-à-Mousson et Novéant, l'armée de Metz n'aurait pas été tournée par le sud et n'aurait pas eu dès le 16 août ses lignes de retraite coupées.

Les forts que nous avions commencés à Metz avant 1870 étaient au nombre de quatre, deux sur chaque rive de la Moselle :

Sur la rive droite, le fort Saint-Julieny que les Allemands appellent fort Manteuffelf commande le plateau de Sainte-Barbe, et le fort de Otteuleu^ aujourd'hui fort Gœben, bat les plateaux au sud-est de la place. De plus on construisit sur cette même rive, pendant le blocus, à l'est près de la roule de Sarrebriick, la redoute des Bordes^ devenue le fort Zastrow^ qui relie le» deux forts précédents et voit le plateau de Bellecroix ; puis, au sud dans la plaine de la Moselle, la redoute de Saint-Privatf devenue le fort du prince de Wurtemberg f qui bat toute la plaine entre la Seille et la Moselle; en avant de ce dernier se trouvent des galeries de mine. Depuis, les Allemands ont construit une batterie en arrière du rembai du chemin de fer près de la Moselle, elle couvre do ses feux toute la plaine et les deux rives de la rivière.

Sur la rive gauche, nous n'avions que le fort Saint-Quentin et le fort de Plappeville, Le premier, désigné aujourd'hui sous le nom de fort Frédérir- CharleSy a été considérablement agrandi par les Allemands et est relié par des retranchements couronnant la crête de la colline au fort Manstein qui a été élevé en avant vers l'autre extrémité du plateau et qui contient une tourelle cuirassée ; ces deux forts dominent toute la plaitie de la Moselle au sud

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