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CHAPITRE V. - DÉFENSE DE LA FRONTIÈRE D'ALLEMAGNE

 partir de Saint-Mihiel, les Côtes de Meuse se dirigent vers le nord, ont une épaisseur plus grande et forment un obstacle plus continu qu*en avant (le Commercy ; les ouvrages qui les renforcent, au lieu de dominer la plaine (le Woëvre, sont situés à Texlrémité occidentale du plateau, comme Test du reste le fort du Camp des Romains. Ils serviront de points d'appui aux troupes mobiles défendant les bois et les pentes orientales, ils empêcheront toute circulation dans la vallée de Meuse.

Les nombreuses routes qui aboutissent à Saint-Mihiel sont commandées ydiV le fort du Camp des Romains qui occupe un site très fort. Entre Saint- Mihiel et Verdun, il n*y a qu'une dépression bien marquée, c'est celle de Spnda entre Creue, Lamorville et Maizey ; la route qui y passe n'est vue que de très loin, 6 kilomètres 1/2, par le fort du Caïnp des Romains ; aussi, en • as de guerre, devrait-on occuper par une forte batterie le mamelon des Paroches sur la rive'gauche de la Meuse, on enfilerait de là toute la vallée de Spada. Au nord de cette trouée, d'épaisses forêts recouvrent le plateau jusqu'à Verdun; les communications qui les traversent n'ont que peu d'importance et seraient faciles à intercepter par des abatis. En arrière de ces forêts, on construit deux forts : l'un au signal de Troyon, l'autre au signal de GénicDurt ; ils battent les principaux débouchés des forêts et remplissent l'intervalle de 27 kilomètres qui existe entre le fort de Saint-Mihiel et les forts détachés de Verdun. Une armée ennemie ne pourra se risquer à franchir la Meuse entre ces deux points, si les bois sont occupés par des forces mobiles suffisantes; il lui faudrait d'abord s'emparer des deux forts de Troyon et de Génicourt, ce qui serait long, puis ensuite cette armée serait contrainte d'opérer sur un front étroit et sur une grande profondeur et elle aurait à craindre l'apparition de troupes débouchant de la position de Commercy sur son flanc gauche.

En avant des Côtes de Meuse, la plaine de Woovre est couverte de bois, de forêts et d'étangs; les chaussées qui la traversent seraient faciles à couper et les colonnes ne pourraient se mouvoir en dehors des routes par suite do la nature du sol.

Sur les hauteurs de la rive gauche de la Meuse, entre Toul et Verdun, il existe aussi une ligne continue de forêts et il serait facile de barrer par des abatis les 15 chemins ou routes qui les traversent sur une longueur de ^i kilomètres entre les deux points que nous venons de citer.

Verdun^. — La place de Verdun est destinée à former Tcxtrémito septentrionale de la ligne de la Meuse et à commander la voie ferrée de Metz à Reims. On y projeta aussitôt après le départ des Allemands des travaux considérables et on eut de suite l'intention de s'étendre jusqu'à l'extrémité

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