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orientale des Gâtes de Meuse et jusqu'à la ligne de séparation des eaux dtla Meuse et de TAire; mais les préoccupations de guerre pour le printemj»s de 1875 et le désir d'avoir le plus tôt possible une place capable d'une bonne résistance firent adopter, comme à Toul, un système restreint formé d'une série de redoutes situées à 3 ou 4 kilomètres de la ville ; le fort de Tavanne déjà commencé fut continué. Ces redoutes perfectionnées depuis et conservées sont : celles de Bellevilley de Saint-Michel et de Belrupt sur la rive droile de la Meuse, celles de Dugny^ du Regret et de la Chaume sur la rive gauclie.
On a été amené ensuite à compléter et à étendre ce système en construisant sur la rive droite : 1° le fort de Sonville dans une belle position en avant de Saint-Michel ; 2** le fort de Tavanne au-dessus du tunnel du chemin de fer de Metz et dominant la plaine de Woëvre ; 3^ le fort du Rozellier qui enfile la grande route de Metz par Mars-la-Tour; 4** le fort d'Houdainvilk qui commande en amont la vallée de la Meuse en face de Dugny. Ces divers ouvrages sont reliés par des routes militaires tracées au milieu des forêts. Sur la rive gauche de la Meuse, on a fermé la ceintui'e d'ouvrages au nord par la construction du fort de Marre qui bat la vallée au-dessous de Verdun. On avait aussi projeté un fort sur la Côte de Froide-Terre, rive droite, et une batterie au-dessus de Charny, en avant du fort de Marre, rive gauche ; mais ces ouvrages n'ont pas été exécutés.
De Verdun partent deux routes vers l'Argonne : 1"* celle de Varennes qui se bifurque sur Vienne-le-Château et sur la Chaladc, 2® celle de Clermont qui passe ensuite aux Islettcs ; c'est cette dernière que suit la voie ferrée. Ces deux routes traversent, avant d'atteindre l'Argonne et en avant de la grande forêt de Hesse, la belle position d'Esnes, Sivry-la^Perchej Nixèvilk; elle correspond à l'extrémité de l'étage oolitîque supérieur.
Au nord de Verdun, la ligne des hauteurs de la rive droite de la Meuse se continue jusqu'à Dun; puis, au delà, elle disparaît presqu'entièrement dans la grande dépression qui existe au sud des Ardennes. On ne trouve plus de ce côté que les places de la frontière belge : Longwy qui n'a d'action que du côté du Luxembourg, Montmédy, Mézières et le fort des Ayvelles; ces derniers ouvrages maîtrisent la voie ferrée de Thionville à Mézières. Longuyon, où les lignes de Longwy et de Conflans s'embranchent sur celle des Ardennes, est un nœud de chemins de fer qu'il sera important de garder.
Ii'Ar^onne et la llg^e de l'Oraaln ^ — Ce n'est pas sur la ligne de défense de la Meuse, comme nous l'avons dit, que pourra se faire la concentration de nos armées; elle se fera sans doute en arrière d'une seconde ligue de défense naturelle, moins forte que la précédente, mais encore respectable.