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222 LiVrE II. -- LA FRANCE. - FRONTIÈRES DE TERRE.

depuis. On va compléter cette défense en construisant à rextrémité de la môme crête, auprès de la route d*Ornans, un nouvel ouvrage à l'emplacement dit le Trou au Loup. En cas de guerre, il est probable qu'on occuperait au sud le plateau dit Chez Clément, au-dessus de Pugey.

Sur la rive droite du Doubs, les forts de Beauregard^ de BrégilU et Chaudannê existent depuis longtemps et occupent les points les plus rapproches de la ville, c'est-à-dire les hauteurs au nord et au sud de la citadelle. En avant du dernier, on a élevé pendant la guerre la redoute du petit Chaudanne et celle du Bozemont; puis, au nord, en avant du faubourg de Battant, se trouvent la lunette de Charmont qui était en cours d'exécution au moment de la guerre, la redoute des Monts-Boucons à peine ébauchée en 70-71, la redoute des Justices et l'ouvrage de Patente, construits pendant la guerre et améliorés depuis ; ce dernier est dénommé aujourd'hui fort Benoit du nom du directeur des fortifications au moment de la guerre. La ligne de défense à cette dernière époque partait donc du Rosemont et suivait les hauteurs des Monts- Boucons, des Justices et de Patente; depuis, elle a été portée beaucoup plus en avant, mais tous les ouvrages qui la renforçaient alors ont été conservés.

Au nord, la grande forêt de Chailluz couvre parfaitement la place, on l'occupera donc et le fort de Chailluz qui est situé sur la ligne de séparation du Doubs et de l'Ognon à 0 kilomètres de la ville, servira d'appui à la défense de la forêt. Plus au sud, les ouvrages de Châtillony construits dans une belle position à l'emplacement de l'ancien château de Châtillon-le-Duc, dominent la vallée de l'Ognon et maîtrisent les routes de Port-sur-Saône et de Vesoûl. De là, la ligne de défense rejoint en ligne droite la côte de Planoise qui domine le Doubs et où on construit un fort; les ouvrages intermédiaires entre Châtillon et Planoise sont la batterie du Calvaire sur une crête en avant de Valentin, la redoute des Monts-Boucons réorganisée eileibatteriedelaferme de l'Hôpital dominant la bifurcation des voies ferrées de Dôle et de Mouchard.

Au nord-est, le fort Benoit barre la trouée entre la forêt de Chailluz et le Doubs.

Cette grande extension des ouvrages extérieurs fait de Besançon une de nos grandes places de guerre susceptible d'une longue résistance, mais la défense mobile exigera une forte garnison.

En arrière des positions de seconde ligne formées par Liangres, Dijon, Besançon, se trouve le grand camp retranché de Lyon que nous décrirons plus tard, en nous occupant de la frontière du sud-est dont il peut être l'objectif principal. Nous étudierons aussi le massif des monts d'Auvergne avec Clermont, qui peut devenir le réduit de la défense du centre de la France. C'est dans ces montagnes que les Gaulois luttèrent avec tant d'acharnement contre les armées de César.

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