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CHAPITRE V. — DÉPENSE DE LA FRONTIÈRE D'ALLEMAGNE

La Iklaise de Chanipa§^e^« — Sur la ligne directe d'invasion de la frontière d'Allemagne à Paris, on a songé à utiliser comme positions de halte et à renforcer au moyen de la fortification les escarpements qui terminent à Test le plateau de la Brie et qu'on désigne souvent sous le nom un peu prétentieux de falaise tertiaire ou de falaise de Champagne. En avant de cet obstacle, se trouve la Champagne pouilleuse, pays pauvre, où les armées d'invasion ne trouveront guère de ressources et ne pourront séjourner, si les places fortes de Toul et de Verdun leur interdisent l'emploi (les chemins de fer pour faire arriver leurs approvisionnements.

Les voies de communication que pourrait suivre une invasion allemande et qui conduisent sur le plateau entre Reims et Nogent-sur-Seine sont nombreuses et faciles, on ne peut donc les intercepter toutes au moyen de forts permanents; mais, si on trouve avantage à résister dans celte position où l'art doit plus faire que la nature, des ouvrages de fortification passagère élevés au moment du besoin maîtriseront les routes qui échappent au feu (les forts.

Xous avons déjà vu qu'on avait utilisé l'extrémité septentrionale du pli du terrain forpié par la falaise de Champagne pour créer sur la principale ligne d'invasion de la frontière belge une position d'appui pour les armées battues, celle de Laon-La Fère.

Les routes d'invasion partant de la Lorraine et passant au nord de Verdun pénètrent dans le bassin de Paris par la vallée de V Aisne y par celle de la Yesle ou par celle de la Marne; la grande position fortifiée de Reims est destinée à les maîtriser et à retarder la marche des armées ennemies dans cette direction.

A l'autre extrémité de la ligne de la falaise tertiaire, sur les routes d'invasion pénétrant entre Toul et Épinal et se dirigeant sur Paris par les vallées de l'Aube et de la Seine, on s'est décidé à créer une position de seconde li^e à Nogent-sur-Seine, mais les travaux de fortification n'ont pas encore été entrepris.

Les autres points qui ont été reconnus et étudiés le long de la ligne des collines de la Brie, du Tardenois et du Laonais, sont ceux où les différentes vallées pénètrent dans le plateau de la Brie.

A l'ouest de Nogent, Montereau occupe au confluent de l'Yonne et de la Seine une position importante qui, par l'intermédiaire de la forêt de Fontainebleau et de Melun, se lie à la défense de Paris; on a projeté de l'occuper en construisant un fort sur la hauteur de Surville qui domine la ville et les deux vallées.

Entre la Seine et Reims, trois vallées percent la ligne des collines et trois grandes voies d'invasion leur correspondent, ce sont :

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