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CHAPITRE V. — DÉFENSE DE LÀ FRONTIÈRE D'ALLEMAGNE

Par la batterie du Cran de Brimont à l'est;

F^ar la baiterie de Loivre à Touosl, cette dernière maîtrise la voie ferrée de Tergnier et la route de Laon.

F^ur compléter les défenses de la position de halte de Reiras, pour entourer complètement la ville d'une ceinture de forts et pour la relier au fort »rHautvilIers près d'Epcrnay, on a entrepris plusieurs ouvrages sur les pla- U'âux qui dominent la plaine à Touest de la ville.

Les ouvrages de Saint-Thierry occupent la branche transversale du T que iit'>sine le massif compris entre le canal de TAisne et la vallée de la Vesle; i\< se composent du fort de Saint-Thierry au point de croisement des deux branches du T, de la batterie de Villers-Franqueux au nord et de la redoute d^Chenay an sud.

Sur les plateaux au sud de la Vesle, on construit le fort de Vrigny qui battra If débouché de cette vallée et la route de Soissons; il sera complété par une batterie annexe située plus au sud au-dessus du village de Sainte-Eul'iiéraie. Dans le but de maîtriser la riche vallée de l'Ardre et de se relier à Kpnrnay, on a projeté plusieurs ouvrages : le fort de Bouilly, la batterie de }larfaux et le fort de Nanteuil^ mais ils ne sont pas encore entrej)ris.

Ijouvragc projeté du Mont-Joli sera situé au-dessus du tunnel de Rilly et

ommandera ce point de passage ; on a hésité longtemps entre cet emplaceî..eiil et celui du Craon de Ludes un peu à l'est.

Enfin le fort de Montbré aujourd'hui terminé est destiné à battre la trouée lui existe entre la montagne de Reims et le massif do Berru. Un ouvrage projeté, ou plutôt du moment, à la Croix de laPompelle, barrera la trouée de 1h Vesle en aaiont de la ville.

Telles sont dans leur ensemble les défenses de cette grande position de Heinis où l'armée pourra trouver un appui certain en avant d'un pays difllcile f't où elle pourra se réorganiser grâce aux nombreuses communications qui • xi>lent entre Reims et Paris ; mais elle ne devra jamais s'y laisser enfernicr. Lorsque les ouvrages projetés seront terminés, la position défensive de Iteirns s'étendra jusqu'à Épernay, car les communications se feront à travers la prande forêt de la Montagne de Reims qu'il sera facile de garder et du

le^te le fort de Pourcy ne sera qu'à 8 kilomètres et demi de celui de Haut-

wlliers qui dominera Épernay au nord.

Position de IVo^pent-sur-Seine ^ — Les forts qui doivent renforcer ià position de Nogent-sur-Seine ne sont pas encore commencés, mais leurs 'injilacements qui ont été étudiés depuis déjà longtemps sont à peu près déniés. Les points à fortifier paraissent être : 1*> l'éperon cote 207 au-dessus le Fontaine-Denis ; 2^ l'extrémité du plateau à l'ouest de YHlenauxe; 3'* le

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point colé 125 à Touest de Romilly d'où on domine la bifurcation de la ligiir d'Epemay; 4® le point coté 123 auprès de Maçon et au sud de Nogent. En cas de guerre, on occuperait aussi le sommet des collines du parc de Pont qui domine tout le pays au sud de la Seine (cote 207).

L'intérieur de cette position de Nogent est formé, sur la rive droite de la Seine, de terrains bas, marécageux, coupés de canaux et de ruisseaux et par suite difficiles à parcourir. Une armée battue se réorganisant dans cette position serait en communication avec Paris par deux voies ferrées et par (K* nombreuses routes; s'étendant le long de la Seine jusqu'à Montereau, cil. couvrirait ses lignes de retraite vers la capitale et n'aurait pas à craindre dise les voir couper.

Emploi de la téléipraphie optique pour relier les positionfi fortifiées. — Pour compléter notre système de défense de la fronlitMv dr Test, on a relié ensemble toutes nos positions fortifiées de première et df seconde ligne, ainsi que les princi[)aux ouvrages isolés de ces positions, «m moyen de la télégraphie optiqne qui permet, avec les gros appareils dont on dispose, de correspondre à une distance de 80 à 90 kilomètres par dessus les lignes d'investissoment de l'ennemi.

Le fort de Chailluz a Besançon communique avec le fort de la Moiu-

Giron à Dijon, avec le fort du Cognelot à Langres, avec le fort du ML" d'AlsacCy avec le fort du SaWcrt à Belfort et avec le fort du Lomont.

Le fort du Ballon correspond directement avec le Lomont^ Belfort, le C>gnelot^ Chdteau-Lambert et Êpinal.

Ëpinal est de plus mis en relation avec \e fort de Remiremont etaveccehu de Pont-Saint'Vincent ; ce dernier est relié à Tout.

Toul correspond avec Nancy par l'intermédiaire de la batterie de Frouard, avec Verdun par rinlermédiaire du fort du Camp des Romains et directement avec le fort de Dampierre à Langres. J

Verdun commnnicpie directement avec Longxmj et avec les forts de Berru près de Reims.

On cherche d'autre part à établir par le même moyen une communicali'»» entre la Tôte de Chien, montagne qui domine Monaco, et la Corse, la di>tance à franchir est de 165 kilomètres.

Paris objectif décisif et réduit ceotral*. — En arrière de 1<) ligne formée par l'extrémité du plateau de la Brie et au centre de ce rich'' bassin tertiaire, se trouve Paris, la capitale de la France, le centre politique. administratif, intellectuel et militaire du pays, le réduit puissamment fortifie des diverses positions de défense que nous venons d'étudier et, par suite

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