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VOIES DE COMMUNICATION

Routes. — Nous avons déjà énuinéré, en décrivant la partie de la chaîne des Alpes qui limite le bassin du Rhône, les principales routes qui permetteot de communiquer de France en Italie. Les grandes routes transversales de vallée à vallée sont très peu nombreuses, du moins dans le voisinage de la chaîne principale ; la communication routière la plus rapprochée de la crête des Alpes comprend les routes suivantes : 1** celle de Chamonix à Gi^enobk par le col de Mégève et le Grésivaudan, et encore n'est-elle pas achevée entre F'iumct et Ugine; 2'» celle de Grenoble à Briançon par le col du Laularet ; 3<» celle de Briançon à Embrun^ Seyne^ Digne, Castellane et Grasse, Plus près de la frontière, il n'existe entre les hautes vallées que des tronçons de roules qu'on travaille à rendre praticables aux voitures, dans un but stratégique : le chemin du Galibier entre la Maurienne et le col du Lautaret, le chemin du col de Vars entre Mont-Dauphin et la vallée de Barcelonnette.

Les routes du Jura sont beaucoup plus nombreuses que celles des Alpes et sont mises en relation par les chemins qui suivent les profondes vallée< comprises entre les crêtes jurassiques, nous les décrirons quand nous entrerons dans le détail de cette frontière; pour le moment nous ne nous occuperons que des principales voies ferrées qui sillonnent le théâtre d'opérations du bassin du Rhône.

Chemine de fer. — La grande artère du bassin du Rhône est la voie ferrée de Paris-Lyon-Méditerranée, qui pénètre dans le bassin de la Saône a Dijon, après avoir passé sous le tunnel de Blaizy-Bas (i,iOO°>) et qui suit la rive droite de cette rivière depuis Châlon-sur Saône; à Lyon, qu'elle traverse sous un tunnel, elle passe sur la rive gauche du Rhône et la suit jusqu'à Arles; puis elle se dirige sur Marseille en traversant plusieurs viaducs et le tunnel de la Ncrthe (i,639"), l'un des plus longs de France. Au delà de Marseille, elle se prolonge sur Toulon, Frèjus, Nice, Gênes et la Spezzia: à partir de Fréjus elle suit constamment le bord de la mer. Elle n'a ]>Iiis qu'une seule voie depuis Toulon, et elle passe, dans celte dernière partie du trajet, sous plusieurs tunnels, entre Aubagne et la Ciotat, entre Fréjus et Cannes, entre Nice et Monaco; mais c'est surtout en Italie, le long de la rivière de Gênes, que les souterrains sont longs et nombreux. Ils enlèvent beaucoup de charme à ce magnifique trajet, si riche en points de vue et eu brillants horizons; aussi beaucoup de voyageurs préfèrent- ils l'ancienne route de la Corniche au nouveau chemin de fer. Enfin ces tunnels sont s^u-

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