CHAPITRE VII. — FRONTIÈRE DU JURA OU FRONTIÈRE SUISSE. 2m
Mont-Tendre au col do Marchairuz (l,i50™) ; du côté de la France, le Risoux, aux sombres forêts de sapins, n'est traversé que par de mauvais chemins foresliers impraticables aux voitures; le meilleur est celui des Charbonnières h ifouthe; on travaille à le rendre carrossable.
Défense da <Iara de la Dôle & Pierre-Cliâtel. — Aux Rousses commence l'action offensive de la place de Genève, qui pouvait être dan- ^orcuse pour nou:>, alors que nous ne posst'MJions pas la Savoie; mais qui, ttîml entourée de terres françaises, se trouve aujourd'hui à notre discrétion. Pans le cas où nous serions forcés d'abandonner Cfonève et la Savoie, cette ^M-ande ville, nu'ud important de comnmnicalions, servirait à lier les opérations ([ue l'ennemi pourrait tenter par le Jura ou par la Savoie, et devien- «Irail le dépôt obligé des corps d'armées qui menaceraient la FVanche-Comté •u le Lyonnais. Les lignes d'opérations qui partent de Genève sont : 1« la foule qui par Xyùn^ le col de Saint-Cergues ; 1,263"') et les gorges de Morez conduit à Salins; 2** la route qui par Gror franchit le col de la Faucille (IjSâS") •4 se bifurque au col même pour aboutir aux Rousses par la vallée d^s Dappes ou pour se diriger sur Saint-Claude, nœud do plusieurs communications; ;}• la route de Lyon par le défilé de Chdtillon-dc-Michaille et Nantua ; i^ le f'hemin de fer de Lyon par Culoz et les gorges de CAlbarine ; 5" les routes qui, ^e dirigeant à travers la Savoie, conduisent sur la rive gauche du Rhône, à hauteur du forl de V Écluse, de Bellegarde ou de SeysseL
La défense de la première direction est aux Rousses \ où se trouve un fort construit en 1841 sur le plateau qui précède la gorge abrupte de Morez, Ce forl, qui est très grand et qui peut contenir des approvisionnements considérables, servirait de centre d'action aux troupes campées sur les hauteurs, il couvre la gorge de Morez, mais il ne voit pas et n'interdit pas les l>aî>sages de Saint-Cergues et de la Faucille. Il est dominé de 175 mètres à la distance de 2,600 mètres et il est situé à plus de 2 kilomètres à vol d'oif^enu du point de bifurcation de la route de Saint-Cergues et de celle de la vallée des Dappes, en sorte que l'ennemi arrivé par Saint-Cergues pourrait, [Kir cette dernière, tourner les défenseurs do la Faucille et éviter le fort des ftousses. Il faudrait, pour parer à cet inconvénient, occuper fortement h.'s Cressonnières, qui sont à ce point de bifurcation, ou plutôt le Mont des Tuffes l,46i"), qui est au débouché de la vallée des Dappes. Malheureusement la convention qui a cédé la vallée des Dappes et la hauteur des Tuffes, à la France, en 1868, en échange du versant occidental du Noirmont, interdit de construire aucun ouvrage permanent sur les territoires échangés. On peut du moins préparer des routes d'accès pour y faire arriver des canons en <^Hfi de guerre. Du haut du Mont des Tuffes, on commande à la fois la route