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de la Tarentaise ; ce n*est qu'assez tard, vers le onzième siècle, qu'on a pratiqué le col actuel, incontestablement le meilleur; on a suivi d'abord le chemin de Bramans à Suse, par le col de Clapier, puis, de la même ravine, on s'est rejeté au nord par le Petit Mont-CeniSy puis enfin on a passé par Lanslebourg et le vrai col, où il y avait déjà un hospice au moyen âge. Marius et Pompée sont regardés comme les premiers généraux romains qui firent passer une armée sur le plateau du Cenis. Pépin poursuivit Âstolphe, roi des Lombards, à travers le Mont Cenis et l'atteignit à Suse, où il le battit complètement. Charlemagne le franchit aussi avec une partie de son armée en 773 pour aller combattre les Lombards; Louis le Débonnaire y fonda un hospice et, depuis cette époque, les armées ont bien souvent traversé la plaine du Cenis. Napoléon I**" y fît construire l'hospice actuel, qui contient de grandes écuries et de vastes salles pour les troupes de passage; il est organisé défensivement. La route fut construite de 1803 à 1810 et coûta 7 millions 1/2 ; elle suit l'Arc sur presque tout son cours depuis l'étroit défllé d'Aiguebelle^ qui ferme entièrement la vallée jusqu'à Lanslebourg, où commencent les lacets de la montée. Cette route est doublée d'un chemin de fer qui la quitte à Modane pour passer sous le pic de Fréjus et qui la rejoint à Suse. La voie ferrée, après le passage du tunnel, emprunte la petite vallée de Bardonnèche, qui débouche à Oulx, et suit ensuite le long défilé formé par la vallée de la Dora Riparia ou Susina entre Oulx et Suse. La descente de la route du côté de l'Italie commence à la Grande-Croix,
où les Italiens viennent de construire des ouvmges de défense ; la nouvelle route aux pentes bien aménagées décrit d'abord de grands lacets, puis longe le bord du plateau qui domine à droite la riante vallée de la Novalaise; l'ancienne route, qui est fort raide et que les piétons suivent encore, descend au fond de cette même vallée et passe au bourg de Novalaise, La nouvelle route, de même que l'ancienne, aboutit à Suse, où viennent également converger le chemin de fer, la route du Mont-Genèvre qui vient de Briançon, el de nombreux sentiers qui font communiquer la Maurienne et le Briançonnais avec la haute vallée de la Dora. Par suite de ce grand nombre de communications, Suse a toujours été une position militaire importante et a été longtemps défendu par de solides ouvrages. Le fort de laBrunette, qui maîtrisait tous ces chemins et qui dominait Suse, a été démoli d'après une clause du traité de ])aix qui suivit l'armistice de Chérascoen 1796. Le fort d'ExilUs^hu centre de la haute vallée de la Dora, a joué un grand rôle dans les guerres passées et a constamment été renforcé. Pour remplacer le fort de la Brunette, pour barrer la route du Mont-Ccnis et pour empêcher qu'Ëxilles ne soit tourné, le Piémont construisit, après 1815, les forts de fEsseillon, mais ils furent cédés à la France avec la Savoie en 1860, et la route du Cenis resta ainsi sans défense. Les Italiens achèvent des ouvrages de fortification à