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CHAPITRS IX. — VALLÉE BK LA BURANCE, ETC

attaque venant de TOisans ou pour arrêter en sens inverse les partis ennemis qui auraient franchi les sentiers muletiers au nord de Briançon, n'est pas au col même, car il peut être tourné au sud par le col (ÏArsine (2,500"^), mais un peu à l'ouest, au pas des Ardoisières, défilé situé entre la Grave et Villar-d' Arène où la route franchit deux longues galeries de 280 et de 600 mètres.

On communique du Monestier à Saint'3fichel'en''Maurienne par le sentier muletier du col de la Ponsonnière (2,500°*) et par le chemin du col du Galibier (2,658*") qu'on rend praticable aux voitures dans un intérêt stratégique; ces deux chemins partent de points différents de la vallée de Monestier, le premier du Lauzet^ le second du col môme du Lautaret, mais ils se réunissent immédiatement après le passage des cols dans le vallon de Yalloire.

Enfin, on communique de Monestier à In vallée de Vallouise par le sentier muletier du col de TËchauda ou col de Valloaise (2,350'") ; ce chemin permet à l'ennemi maître de Monestier de se porter sur la Durance, en arrière du passage du Pertuis-Rostan, et par suite de couper toute communication de Briançon avec le reste de la France; il est donc très important pour nous de garder à la fois le col de l'Echauda et le Pertuis-Rostan; on voit à ce dernier les traces d'anciens retranchements, la route de Gap à Briançon suit en cet endroit le plateau très étroit de la rive gauche qui domine la Durance du haut d'escarpements de 50 mètres.

Briançon*. — Après avoir étudié les abords de la position de Briançon et énuméré les chemins qui y donnent accès, il nous reste à nous occuper de la place en elle-même et des défenses arlilicielles qu'on y a créées.

Les fortifications de Briançon, étudiées par Vauban, ne datent que du milieu du siècle dernier; on fut, dès cette époque, amené a adopter un système composé de plusieurs ouvrages pour occuper les hauteurs qui dominent la place.

La ville, située sur un mamelon isolé, sur la rive droite de la Durance, est entourée d'une enceinte qui couronne souvent des escarpements à pic. Les anciennes fortifications consistent en plusieurs forts et redoutes élevés sur les mamelons en avant de la ville du côté du Mont-Genèvre et de la vallée de Cervières : la redoute des Salettes, sur la rive droite de la Durance, le fort Dauphin et le fort des Trois-Têtes^ véritable citadelle de la place, sur la rive gauche, le fort de Randouillet et le fo){ d'Anjou, qui commandent l'entrée de la vallée des Cervières. Ces défenses, devenues insuffisantes avec la portée actuelle des pièces de l'artillerie, ont été beaucoup étendues depuis 1873.

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