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S:>î? LIVRE II. — LA FRANCE — FRONTIERES DE TERRE.

La posiiiua de Briançon est actuellement défendue par trois lignes successives :

1^ Celle du Gondran, appuyée à gauche aux escarpements du Janus et r< droite à ceux qui dominent Cervières;

2* Celle de llnfernet, formée par des escarpements naturels régularisa entre la Durance et Cerveyrette ;

3^ Celle des anciens forts^ prolongée à gauche jusqu'à la Croix de Toulouse et à droite jusqu'au sommet de la Grande Maye,

L'ennemi, au fur et à mesure qu'il avance, chemine sur un terrain allant en se rétrécissant alors que les lignes de défense augmentent en développement.

La ligne du Gondran, de 3 kilomètres de longueur, s'étend jusqu'à l'extrémité septentrionale du Mont-Janus, qui domine le village de Mont-Genèvre ; elle a été organisée en prenant pour base l'indépendance complète de l'artillerie et de l'infanterie, tout en ménageant à ces deux armes la possibilité de se secourir mutuellement et de se mettre chacune à l'abri derrièrr un large chemin longeant les crêtes, à environ 6 mètres au-dessous, du côlt* opposé, à l'ennemi. Les batteries sont en déblai au ras du sol, couvertes do gazon et placées en des points où elles sont défilées naturellement de tous ceux qu'elles ne battent pas directement. Les pièces sont réparties par groupes de deux et séparées par des traverses. Les redoutes d'infanterie occupent les points culminants et saillants, elles sont disposées pour fouiller le terrain en avant et communiquent avec le chemin couvert où les défenseurs peuvent se mettre à l'abri, de même que les pièces et les attelages. 11 y a trois redoutes pour l'infanterie et neuf batteries ; leur, altitude varie de 2,050 à 2,584 mètres.

La ligne de l'Infernet est formée par des escarpements naturels de 50 mètres de hauteur; le fort de l'Infernet occupe le point culminant de cette ligne (2,380""), il y existe des installations d'hiver avec doubles fenêtres, doubles cloisons, c ilorifères. A gauche, la batterie de la Lame bat les Alberts au confluent de la Durance et de la Clarée. De nombreux chemins font communiquer tous les points de cette ligne avec Briançon et avec les anciens forts. En arrière se trouvent de bons emplacements pour le campement des troupes.

La ligne des anciens forts, lesquels seront améliorés, a été étendue à gauche jusqu'à la Croix de Toulouse, extrémité de la crête du PejTole, et à droite jusqu'à la Grande Maye. La batterie de ta Croix de Toulouse (2,000* flanque la ligne de l'Infernet et enfile le col du Mont-Genèvre ; on y arrive par un chemin qui s'embranche entre Briançon et Saint-Chaflfrey sur la route de la Guisane. La ligne de la Grande Maye, qui est protégée par des escarpements de 700 mètres, se compose de plusieurs batteries auxquelles le /br/

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