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CHAPITRE IX. - VALLÉE BE LA DURANCE. ETC. ;fô

de la Croix de Bretagne (â,id'î'") sert de réduit ; six batteries organisées comme celle du Gondran couronnent la crête et flanquent les deux premières lignes de défense ; la batterie du Chalet des Ayes et la batterie des Ayes enfilent le chemin du col des Ayes qu'on rend carrossable; la batterie de la Cerveyrette audessous du fort enflle la vallée de ce nom ; la batterie de Cafouille au-dessus de Villar-Saint-Pancrace bat les terrains entre la ligne de Tlnfernet et les anciens forts.

Tout cet ensemble sera complété par Toccupation de la position de Notredame-des-Neiges (2,300") au-dessus du Puy-Saint-Pierre ; le chemin d'accès du fort en projet est achevé, il s'élève en lacets de Pny-Saint-Pierre jusqu'au sommet.

I>a gare militaire du chemin de fer de la Durance se trouve au centre de toutes les communications, entre les confluents de la Guisane et de la Cerveyrette avec la Durance, sur la rive gauche de cette dernière rivière; elle sera organisée comme une station tête d'étape de guerre.

Pour compléter la défense extérieure de Briançon, on construit un grand nombre de routes militaires qui permettront à nos troupes de se porter plus rapidement que celles de l'ennemi aux cols et aux positions qui les commandent : \^ route dit Galibier qui conduit à la position des Troîs-Croix audessus de Valloire; 2*» route du col de l' Échelle qui permettra d'arriver à la position de Malpas d'où on domine la gare de Bardonnèche; 3® route de Queyras par le col des Ayes; 4® route de Guillestre à Tournoux par le col de Vnrs. De plus, on va rétablir les anciens retranchements du maréchal de Berwick sur la crête qui sépare la Clarée de la Guisane, en particulier au col de Buffere, et on améliorera Mont-Dauphin.

Tous c^s travaux feront de la partie de la vallée de la Durance, comprise entre Briançon et Mont-Dauphin, un vaste camp reiranché pouvant étendre son action jusqu'à la Maurienne. la vallée de Barcelonnette et la vallée d'Oulx.

Vallée da Gnil. — Châ.teau-Qaeyras et Mont-Dauphin. — Le

Guil prend sa source au col Valente auprès du Mont-Viso; il arrose d'abord la vallée de Ristolas et coule parallèlement à \h crête principale des Alpes jusqu'à Abriès où il reçoit le torrent de Valprevcyre qui par ses sources ouvre un très grand nombre de cols entre la France et l'Italie. Au-dessous du fort de Queyras débouche à droite le vallon à'Arvieux qui est suivi par le chemin du col d'Izouard et du col des Ayes, l'extrémité du contrefort qui domine au nord le confluent des deux vallées est désigné sous le nom ûecamp de Roux, il fut plusieurs fois occupé par nos troupes.

Avant de se réunir à la Durance, le Guil coule au fond d'un profond défilé long de 9 ou 10 kilomètres appelé combe du Queyras ou combe de Véhier; la

route qui suivait le fond de ce couloir était exposée à être interceptée par les glaces et les neiges, son tracé vient d'être modifîé depuis le débouché du vallon d'Arvioux jusqu'à Mont-Dauphin, elle a été reportée sur les plateaux du versant de droite.

Nous avons déjà énuméré les chemins qui font correspondre le Que^Tas avec Briançon, nous n'y reviendrons pas.

De la vallée du Guil partent un grand nombre de chemins muletiers qui franchissent la chaîne des Alpes et qui peuvent être utilisés par de petites colonnes ou même par des armées entières comme on en a des exemples. Les principaux de ces passages sont :

i^ Celui du col de Thares (2,810'"), d'Abriès à Thures, dans le val de Thures ;

2^ Celui du col de Mayt, d'Abriès à l'Argentière, près les sources de la Dora-Susina ;

8» Celui du col d'Abriès (2,700"»] ou des cols Saiât-Martin d'Abriès à Pérosa sur la Clusone en empruntant la vallée de la Germanesca; il y passe un bon chemin de mulets très fréquenté ;

i^ Celui du col de M alaure, où passe un sentier très difflcile, d'Abriès à Torre sur la Pellice par les Granges, Valpreveyre et Bobbio ;

5^ Celui du col d'Urine d'Abriès à Torre par les Granges, Valpreveyre et Bobbio ;

Les sentiers qui passent à ces cinq cols se réunissent dans le vallon de Valpreveyre, qui débouche par un étroit défilé à Abriès sur le Guil.

6** Celui du col Lacroix (2,320"), qui est suivi par un bon chemin muletier conduisant du val Ristolas à Torre, au centre de la vallée vaudoise du Pellice ; c'est le plus court chemin pour aller des Alpes à la plaine du Piémont, et il prend à revers les défenses de Fenestrelle ; l'Italie a concédé un chemin de fer qui doit remonter cette vallée du PeUice et qui, peut-être un jour, se joindra à la voie ferrée de la Durance en passant sous le col Lacroix ;

7<> Celui du col du M ont-Viso ou de la Trayersette (2,995™), entre les sources du Guil et celles du Pô, il est suivi par un sentier assez fréquenté qui descend à Crissolo d'où on gagne Saluées; un peu avant le col se trouve un tunnel de 72 mètres de longueur, qui a été percé de 1475 à 1480, pour faciliter les relations des vallées vaudoises avec Lyon ; il se faisait alors un assez grand commerce par ces montagnes, dont les hautes vallées avaient beaucoup plus d'habitants qu'aujourd'hui;

8« Celui du col V&lente (2,795™), du haut Guil à Castel-Delfino, sur la Vraïta ;

90 Celui du col Agnel (2,669™), de Château-Queyras à Castel-Delflno par Molines; il est suivi par un excellent chemin de mulets très fréquenté, on

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