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CHAPITRE V^. — GRANDES DIVISIONS DE LA GÉOGRAPHIE

auquel on travaille depuis plusieurs années et qui malheureusement se fera peut-être encore longtemps attendre.

Comme cartes utiles à consulter nous avons :

1* L'ancienne carte de France du génie militaire en 4 feuilles et à Téchelle de 1/864,000, carte très chargée de noms, fournissant de nombreuses indications et qu'on peut rendre plus lisible en pa.ssant les eaux en bleu, les chemins de fer en rouge, les places fortes en vermillon, etc.; le figuré de terrain en est souvent très inexact.

2® La nouvelle carte du génie en quatre couleurs et à 1/500,000; elle n'est pas encore achevée et les feuilles parues laissent beaucoup à désirer sous le rapport de la clarté; mais on la modifie, on la simplifie et tout fait espérer qu'on arrivera à un bon résultat.

3** Les cartes publiées par le dépôt de la guerre, savoir : la carte de France, dite d'élat-major, à 1/80,000, dont la publication est presque terminée; colle n 1/320,000, dont il ne manque plus également qu'une feuille; enfin la carte de l'Europe centrale à 1/320,000, cette dernière est bien moins soignée que la précédente et inférieure à ce qu'on a fait à la môme échelle dans les autres pays.

4** Enfin on peut également se procurer les cartes publiées à l'étranger : les états-majors des diverses puissances de l'Europe ont presque tous exécuté une carte à grande échelle, puis une carte dont l'échelle varie de

Comme livres de géographie militaire, nous n'en avons pas en France et c'est dans l'histoire des guerres, dans les articles de nos revues militaires, qu'il faut rechercher les descriptions des divers théâtres d'opérations et la valeur des grands accidents du sol. La petite géographie de Lavallée, avec ses divisions par bassins, avec ses arides nomenclatures de villes situées le long des fleuves, est bien pénible à lire; les considérations militaires ne sont pas à hauteur des idées modernes, on y attribue aux places fortes une valeur qu'elles n'ont plus et il y a bien des inexactitudes.

On trouvera au point de vue de la géographie générale de nombreux renseignements dans les ouvrages classiques de Levasseur qui sont faits surtout au point de vue de la géographie économique, dans ceux de Grégoire où la géographie physique tient plus de place que dans les précédents, dans ceux d'Onésime Reclus écrits d'un style imagé et attrayant, enfin dans les guides Jeanne ou Bœdeker qui sont entre les mains de tous les voyageurs, dont les indications sont très exactes et qui rendent de véritables services à la géographie. Les deux volumes d'Elisée Reclus, intitulés la Terre, sont connus de tout le monde ; ils contiennent une description de phénomènes de la terre et de la mer, faite par un amant de la nature. Le même auteur est en train de doter la France d'une Géographie universelle très complète,

très bien écrite, très intéressante à lire, qui s'occupe autant de l'étude, du caractère, des mœurs, de Phistoire des peuples que de la description des pays où ils vivent. Les cinq premiers volumes qui traitent de l'Europe, ont déjà paru; l'ouvrage doit en comporter dix. Enfin il nous faut indiquer un ouvrage très instructif, le Monde terrestre^ do Charles Vogel, dont le premier volume vient de paraître; deux autres suivront bientôt.

Docamentfs statistiques. — Pour recueillir les renseignements relatifs à la statistique militaire, il faut avoir recours aux nombreux ouvrages publiés dans les divers Etats, et c'est aux corps d'états-major qu'incombent toutes les études qui s'y rattachent. Jusqu'à présent, ces questions ont été assez négligées en France malgré leur importance et nous n'avons encore aucune publication spéciale sur la statistique miUtaire des autres puissances do l'Europe ; mais il n'en est pas de même on Prusse et en Russie, où ces matières sont entrées depuis longtemps dans l'enseignement. En France, il ne s'est produit que des efforts isolés qui n'ont pas été encouragés ; du reste, I)Our tenir la statistique au courant des transformations importantes et rapides qui s'opèrent dans toutes les armées de l'Europe, on ne peut compter sur les études individuelles, il faut diviser le travail, il faut aussi une direction supérieure et unique, une forte impulsion donnée à cette science, objet des méditations des chefs militaires les plus distingués des autres nations.

L'ouvrage de Couturier de Vienne, intitulé : « Coup-d'œil historique et statistique sur les principales puissances militaires de V Europe », est fort intéressant et donne un modèle à suivre, mais il date de 1858, et, depuis co temps, bien des changements se sont produits. Au point de vue de la statistique ordinaire, on trouvera tous les renseignements possibles dans les divers ouvrages de Maurice Bloch : Dictionnaire du commerce et de la nat)igation, Dictiontiaire de statistique, Statistique de la France, Annuaire d'éco* nomie politique; mais ce ne sont pas là des travaux d'ensemble sur la statistique militaire.

Reconnaissances du temps de paix et du temps de guerre. — Renseignements qu'elles fournissent. — Des chartes militaires et du dépôt de la guerre. — S'il s'agit, non plus d'étudier la géographie militaire, mais de se servir des connaissances acquises pour élaborer un plan de campagne ; les indications fournies par les livres, les cartes, les publications étrangères, peuvent être insuffisantes, et alors il faut les compléter, les vérifier sur place ; c'est là l'objet des reconnaissances du temps de paix. Ces reconnaissances peuvent porter sur certains points particuliers : étude d'une contrée, d'une place forte, d'une frontière, reconnaissnce d'une

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