CHAPITRE III. — aÉNÉRALITÉS SUR L'EUROPE
Les rivages de la Méditerranée, protégés des vents d'ouest et du sud-< ouest par les hautes montagnes de TEspagne, sont soumis à un régime différent.
Clinutto. — Zones olimatériqueii. — Les influences météorologiques combinées avec le relief du sol, la direction générale des vallées, la distribution des eaux donnent naissance à des climats divers. A ce point de vue, on peut diviser TEurope en quatre climats généraux, à Tintérieur desquels se trouvent nécessairement des contrées ayant des climats locaux fort difl'érents les uns des autres. Ces quatre grands climats sont :
1* Les climatB hyperboréens, où il y a des nuits de plus de 24 heures et où la température est très rigoureuse, ils comprennent les contrées voîsines de t Océan glacial dans le nord de la Russie.
2'» Les climats continentaux, où il existe de très grandes différences entre les températures de Tété et de Thiver. Les contrées soumises à ces climats sont : le plateau moscovite où notre armée eut tant à souffrir de Thiver de 1812 à 1813, la région des steppes, la plaine polonaise^ les côtes de la Baltique^ la basse Allemagne, la BoMme, la région daniAbienne.
8* Les climatB océaniques, remarquables par la douceur relative de Tété et de rhiver, par la fréquence des vents du sud-ouest et des pluies d'automne. La Norwège, les lies Britanniques, les Pays-Bas, la plus grande partie de la France, le Portugal, les Pyrénées sont soumis à ces climats marins.
A^ Les climats méditerranéens, sous l'influence des vents brûlants venant de l'Afrique, qui régnent sur les trois péninsules et sur le midi de la France. Ils comprennent du reste des climats très divers ; ce sont les climats locaux du plateau central de t Espagne, où les hivers sont rigoureux, de la plaine du Pô qui est pluvieuse, du sud de t Italie où il fait très chaud, et les climats si variables de la Grèce et de la Turquie.
liiipnes isothenmes» Isothdres et ls€>cliiiiiène«« — Sur les cartes indiquant les climats, on trace souvent les lignes isothermes; ce senties lignes qui réunissent les points où la moyenne de la température de l'année est la même, ces températures étant corrigées de l'influence exercée par la hauteur au-dessus du niveau de la mer. L'Europe est comprise entre les lignes isothermes 0^ et 4-20°.
Pour se rendre compte du climat d'un pays, il ne sufBt pas de savoir la température moyenne de l'année ; il faut surtout comparer les températures moyennes de l'été indiquées sur les cartes par les lignes isothères et les températures moyennes de l'hiver indiquées par les lignes isochimènes.
Les lignes isothermes ne suivent pas les parallèles ; les lignes isothères et isochimènes en diffèrent encore bien plus. En Europe les lignes isothères
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t;0Dt relev<^es vers le nord-est, les lignes isochiinènes sont abaissées vers le
»^u(l-e^%t; cela tient à ce que dans toute la plaine moscovite il y a entre Tété et rhivor des différences de température moyenne qui atteignent 80°, tandis que celte différence n'est que de 10® à Lisbonne.
La ligne isochimène 0® part du sud de l'Islande, touche la Norwège, traverse le Jutland du nord au sud, passe à Berlin, atteint le sud de la Crimée et est ensuite tracée parallèlement au Caucase. L*hiver est donc aussi rigoureux en Crimée qu'en Islande, c'est ce qui explique que nos troupes aient tant souffert du froid en 1855.
Les cultures sont liées aux climats, elles sont donc très variées dans les diverses parties de TEurope. Dans les régions du nord, on ne trouve que des lichens et quelques arbres rabougris; dans le sud de Tltalie, en Sicile, on trouve les orangers, les cotonniers, les palmiers; et dans l'intervalle toutes les végétations intermédiaires.