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Namur^ au confluent de la Sambre et de la Meuse, Charteroy, sur la Sambre, Philippeville^ Marienbourg^ Avesnes et Rocroy^ entre la Sambre et la Meuse, Charlemonty sur la Meuse.
A gauche, entre TEscaut et la mer, le pays était ouvert et faoile, mais il était encore défendu par de nombreuses places et par de larges inondations de la zone maritime où le terrain naturel est en dessous du niveau des hautes mers. Une première ligne de défense fut 'organisée de la mer à la Lys, elle était formée par le canal d' Ypres et défendue par la place de Nieuportj le fort de Knoque^ Ypres et Menin. En arrière de cette ligne se trou* vaient les places maritimes de Dunkerque^ Bergues, Gravelines et Calais^ puis Saint-'Omer sur FAa entre la mer et la Lys, Aire et Saint-Venant sur la Lys, Béthune^ Lens et Lille entre la Lys et la Scarpe. Ces places rendaient maîtres du cours de toutes les rivières qui étaient alors les grandes voies de transport, et fournissaient dos débouchés faciles sur tous les points.
Il faut observer que ce n'était là qu'un projet qui ne put être suivi d*une organisation durable, car Ath et Charleroi avaient déjà été rétrocédées à TEspagne à la paix de Nimègue ; elles ne furent occupées que momentanément pendant la guerre de la ligue d'Augsbourg ainsi que Mons, Namur et Nieuport. EnBn plusieurs canaux qui existent aujourd'hui, n'étaient pas encore creusés à l'époque de Vauban et ne le sont que depuis le commencement du siècle; tels sont!: le canal de Bourbourg, celui de Mark, non navigable, celui de la Bassée à Béthune, celui de la Sensée, celui de l'Elspierre, celui d'Antoing, celui de Saint^uentin, celui de la Sambre et celui des Ardennes.
Orn^nlaation défensive aotaelle. — C'est à peu près le même système de défense qu'on conserve actuellement, mais les modifications survenues dans la manière de faire la guerre et la portée plus grande de nos armes ont conduit, comme nous le verrons, à supprimer certaines places qui eussent exigé pour leur transformation des dépenses exagérées. Aujourd'hui les anciennes places isolées sont loin d'avoir la même valeur qu'à l'époque où on les a construites ; avec les canons actuels on fait brèche à leurs remparts à plus de 800 mètres , on jette des obus sur les villes à 4,000 mètres, et les hauteurs qu'on croyait autrefois inoffensives, à cause de leur distance, sont devenues dangereuses. Les voies de ravitaillement ont changé de nature , les chemins de fer ont remplacé pour le transport des munitions et des approvisionnements les routes et les canaux. Avec les gros effectifs des armées actuelles, on évite les places isolées défendues par de simples garnisons, et on se contente de les faire observer par des oorps plus ou moins nombreux. Quelques mois de campagne, deux ou trois batailles, suffisent aujourd'hui pour terminer les querelles entre les na-