‹ -Texte. Géographie militaire (volume 2)Chapitre 83 sur 256 · CIAFIT&I III. — BÉ7ZNSE DE LA FRONTIÈRE DU NORD · texte numérisé non relu

CIAFIT&I III. — BÉ7ZNSE DE LA FRONTIÈRE DU NORD

força l'année prussienne épuisce à une retraite qui eût pu lui devenir fatale; cette tuitaille présente cette particularité que Tarmée défensive faisait face à Paris, et que Tarmée ennemie tournait le dos à la capitale qui était son ob* jectif. Pendant que la campagne se décidait ainsi dans Test, le duc de Saxe- Taschen, au lieu de prendre part aux opérations de Tarmée prussienne, res* tait immobile avec 35,000 hommes dans le nord, où il n'avait rien à redouter des 5,000 hommes retranchés au camp de Maulde, au confluent de la Scarpe et de TEscaut. On voit donc que, dans ce cas, ce sont les fautes de l'ennemi qui ont préservé Paris, que les places ne contribuèrent môme pas à lui faire commettre ces fautes, et que le seul mérite de Dumouriez fut de n'avoir pas perdu courage, quand tout le monde considérait la partie comme désespérée.

Résvin^ des routes d^niraflion et dee prineipalea défenses de prentlére li§^e sur la frontière belg^e. — Tnnnels et via* dnos sur les voies ferrées K — En résumé les routes d'invasion de la France partant de la Belgique sont :

1* Celle du littoral, coupée de nombreux obstacles et que l'on n'a jamais suivie.

2* Celle d'Ypres sur Hazebrouck, Aire, Hesdin, peu avantageuse aussi.

3^ Celle dTpres ou Henin à Armentières, Béthune, Saint-Pol, Doullens, qui traverse beaucoup de terrains marécageux.

4* Celle de Courtrai à Arras par Lille.

5<* Celles de Tournai, Douai, Arras.

6* Celle de Hons par Valenciennes, Cambrai, Péronne.

7* Celle de Mons ou de Namur par la vallée de la Sambre et l'Oise.

Si nous considérons d'ensemble cette frontière de Belgique, nous voyons que l'ennemi ne se jettera pas dans la Flandre, qui est marécageuse et trop près de la mer, ni dans le massif das Ardannes, qui est trop difficile à attaquer; ce sont les routes entre la Lys et la source de l'Oise qu'il suivra de préférence. Celles qui sont à l'ouest de l'Escaut et de la Scarpe, viennent rencontrer la vallée tourbeuse de la Somme ; celles qui sont à l'est et partent de Mons ou de Gharleroi suivent la vallée de l'Oise. La plus directe de ces route est celle qui passe par Maubeuge^ Avesnes, Laon, Soissons et Paru /elle est doublée d'un chemin de fer passant par Anor, Hirson^ Laon^ Soissons et Paris, sur lequel existent deux tunnels importants : l'un, de 500 mètres, au nord de Soissons; l'autre, courbe et de 1,500 mètres, au sud de cette même >ille.

La grande ligne à deux voies de Belgique à Paris par Saint-O^T^Hn serait barrée par la destruction du viaduc de Busigny^ au sud de la bifurcation des lignes venant de Lille et de Mons; il a 12 arches de 24 mètres de hauteur.

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