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Géographie. — 2^ partie. IG
24â LiVRS II. — ALLEMAaNE.
Ea arrière de la poiate qui ferme Testuaire au sud, CuxhaTen qui possède de grands bassins à flot, sert d'avant-port ou de port de pilotage à Hambourg et lui est surtout utile l'hiver quand l'Elbe est couvert de glaçons.
Les vaisseaux de guerre ne peuvent remonter l'Elbe que jusqu'à l'embouchure de la Stôr à 5 kilomètres en aval de Glùckstadt; au delà la profondeur n'est pas assez grande. Les grands navires de commerce remontent jusqu'à Hambourg à 110 kilomètres de la pointe de Cuxhaven; grâce à la profondeur du chenal, Hambourg est le premier port du continent.
Le canal qui doit réunir l'embouchure de l'Elbe au golfe de Kiel partira sans doute de Gliickstadt, les travaux ajournés pendant asssez longtemps viennent d'être décidés, le devis s'en élève à 70 millions.
La transformation des défenses de l'embouchure de l'Elbe a exigé depuis 1872 une dépense de 16 millions; les anciens ouvrages ont été complètement remaniés, d'autres ne sont encore que projetés.
Pour interdire l'accès de ces côtes aux Anglais, à l'époque du blocus continental, Napoléon avait fait élever près de Ritzebiittel des ouvrages qui furent rasés en 1815. Jusqu'en 1868, il n'y eut guère comme défense dans ces parages qu'une batterie de 8 pièces à Brunshausen, à hauteur de Stade; elle avait été construite potir appuyer un droit de péage perçu au profit du Hanovre, droit qui ne fut racheté qu'en 1865 au prix de près de 11 millions. Les ouvrages qui défendent la principale passe et l'entrée du port de Cuxhaven sont établis sur la côte méridionale, ce sont :
1° La batterie de la pointe de Kugelbaak (8 pièces) avec batterie annexe à l*ouest ; 2° La batterie des bains (8 pièces) ;
3° Le fort Osterhôrnerstack (6 pièces), près de Ritzebiittel et en arrière de l'emplacement de l'ancien fort Napoléon;
4® Le fort de Groden (8 pièces).
De plus en seconde ligne, à hauteur de Stade, les ouvrages de Barnkrug (5 pièces) et de Grauerort (10 pièces) enfilent ou battent le chenal.
Sur la côte septentrionale, il n'y a pas de fortification; il est probable qti'on construira des batteries au débouché du canal de grande navigation projeté et vers Brunsbiittel et Saint-Margarathen où les navires ne peuvent s'éloigner à plus de 900 mètres du rivage.
A 50 kilomètres au large, l'île d'Helgoland appartient aux Anglais et leur permet de surveiller toutes les côtes allemandes sur la mer du Nord.
Les côtes des Dithmarschen et de la Frise septentrionale dans le Schles* wig-Holstein sont partout bordées de vastes bancs de sable et presque inabordables ; les deux seuls ports qu'on y trouve sont celui de Tônning^ à l'embouchure de TEider, et celui à'Husum plus au nord. Les île« de la Frise