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CHAPITRE VI. -* DÉFENSE DE L'EMPIRE D'ALLEMAGNE

du chenal on a construit une batterie de 12 pièces de fort calibre. En cas de guerre, ces défenses seraient complétées par une chaîne de torpilles.

Dispositions prises pour la défense des côtes en 1870. —

Au début de la guerre de 1870, les Allemands avaient à craindre des entreprises contre leurs côtes par suite des préparatifs qu'on faisait dans nos ports et de Tattitude encore incertaine du Danemark. Voici les dispositions qu'ils prirent :

Les lignes de balisage furent enlevées, les passes furent fermées par des estacades et protégées par des batteries de côte. A Wilhelmshaven, les remparts étaient inachevés et il n*y avait pas de canons ; on arma six batteries pour assurer la défense intérieure de la Jade. Les embouchures du Weser et de TElbe furent protégées par des batteries et des estacades. Les ouvrages d^Kiel étaient en construction ; on acheva Tarmement des redoutes de la passe et on tendit des estacades. On barra de même les passes de Sonderbourg, de Travemiinde, de Wismar et de Tîle de Rûgen ; on établit une forte batterie à la pointe de Waschendorf en face File de Poel. Tous les ouvrages furent approvisionnés pour trois mois.

La répartition des forces navales fut la suivante :

Jade.

3 frégates coirastées.

i eonette à ballerii.

i yacht mal.

5 eanennières. "

Station UTale

de la ner dn ICord.

Enb" de TEas. 2 eanoiiiières.

EnboQchare h Weser.

Enboochore de l'Elbe.

4 canonnièrei.

2 enirassés.

3 caoeniières.

Station naTale

de la Baltiqne.

Uel et Friedrichtort.

Stralsnod. .

Daizig. . .

i Taisseao école, i iTiso.

4 ciionoières.

2 canonnières.

i eonette.

Le point capital était Wilhelmshaven ; les forces qui y étaient pouvaient prendre en flanc la flotte cherchant à pénétrer dans le Weser ou dans TElbe. La division de la Baltique était beaucoup plus faible.

La France forma deux flottes, Tune sous l'amiral Fourrichon vint mouiller au sud d*Helgoland ; Tautre sous Tamiral Bouet-Willaumez se tint vers Copenhague et à rentrée du Sund.

Pour s'opposer à un débarquement, cinq divisions tant de l'armée active que de la landwehr furent mises sous les ordres du général de Falkenstein. Ces forces furent rangées sur deux lignes ; la première forte de trois divisions avait son centre à Hambourg, sa droite à Wismar et sa gauche à Brème ; la seconde était échelonnée le long de la voie ferrée de Hanovre à Hambourg. De plus les ports de la Baltique avaient de fortes garnisons. Les

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troupes qui, sur les chemins de fer, occupaient surtout les croisements de lignes, pouvaient être transportées rapidement soit à Test, soit à l'ouest.

Nos premiers revers enlevèrent aux Allemands toute crainte de nous voir tenter une diversion sur leurs côtes. Dès le commencement d'août, une des divisions de Falkenstein fut envoyée sur la frontière occidentale ; au commencement de septembre, les quatre autres allèrent renforcer les troupes d'investissement de Metz ou celles qui faisaient le siège de Strasbourg. Ces forces ne furent remplacées que par huit bataillons de landwehr de Silésie,

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