FRONTIÈRE OCCIDENTALE
Lilgpnea d'invasioit de France en jiHemag^ne. — La frontière occidentale de l'empire d'Allemagne s'étend de la mer du Nord à Bâle ; en arrière et à une distance plus ou moins grande coule le Rhin qui forme à la fois une ligne de défense très forte et une bonne base d'opérations grâce aux nombreuses places fortes qu'on y a construites. Les puissances voisines de l'Allemagne de ce côté sont la Hollande, la Belgique et la France. Les deux premières sont des puissances de troisième ordre qui ont tout à craindre de l'Allemagne, mais dont l'Allemagne n^a rien à redouter; la seule puissance contre laquelle les Allemands aient à préparer des moyens de défense sur la frontière occidentale de l'empire est la France; la France qu'ils appellent l'ennemie héréditaire et qui leur inspire toujours la même haine et les mêmes craintes, malgré leurs succès inouïs'de 1870.
Nous avons déjà étudié dans la première partie du cours les lignes d'invasion qui partent de cette frontière et pénètrent en France ; nous avons fait remarquer que les places d'Alsace-Lorraine étaient pour l'Allemagne bien plus des places offensives renfermant de grands magasins et des dépôts de matériel que des places défensives; entin nous avons vu combien l'offensive allemande et la concentration de l'armée sur cette frontière étaient favorisées par le tracé et le nombre de voies ferrées.
Les lignes d'invasion les plus naturelles de France en Allemagne pénètrent sur le plateau de la Lorraine et de là se dirigent soit entre le Hûnsriick et le Hardt vers Mayence, soit par la dépression des Vosges vers Strasbourg et la vallée du Rhin.
Il existe deux directions accessoires que peuvent suivre les opérations, Tune au sud des Vosges par la trouée de Belfort, l'autre au nord de l'Eifel par la vallée de la Meuse et la Westphalie.
Les obstacles que rencontreraient les armées françaises sur la direction principale d'invasion sont* :
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