Consulter la carte
au point culminant, se termine sur la mer par des falaises inabordables; il est limité au sud par le bas Prégel et à Test, de Tapiau à Labiau, par le canal de la Deime.
La place de Kônigsberg, située près de l'embouchure du Prégel dans le Frische-HaiT, à 140 kilomètres de la frontière, servirait de réduit à la défense du Samland ; c'est un nœud de communications fort important, 9 grandes routes et 4 voies ferrées en rayonnent. Ses fortifications consistent : 1* en une enceinte neuve construite dans le système néo- prussien et remplaçant ime ancienne enceinte bastionnée, les travaux commencés en 1842 n'ont guère été achevés qu'en 1870; 2^ en H forts détachés à une distance de 4 à 5 kilomètres de l'enceinte, ils ont été commencés en 1873 et viennent d'être achevés; ceux de Marienberg^ de Charlottenburgy de Beyâritten, de Quednariy de Neudamm^ et de Lauth sont situés sur la rive droite du Prégel; ceux de Neuendorf, de SeeligenfeldCj d'Altenbergy de Kaschau et de Kalgen sur la rive gauche.
La construction de ces forts a exigé une dépense de près de 30 millions; c'est la plus forte somme qui ait été allouée pour la transformation d'une place, sauf pour Cologne.
Les fortifications s'étendent maintenant jusqu'à l'embouchure du Prégel, par suite l'investi^ement de la place est impossible et ses communications sont assurées par eau avec Danzig, au moins tant que les deux forts de Pillau ne seront pas réduits.
Au nord de Kônigsberg et du Samland, le pont de Tilsitt sur lequel le chemin de fer de Memel franchit le Niémen est défendu par plusieurs^blockhaus crénelés sans grande valeur.
Fort Boyen^ — Les lacs, les forêts, les parties basses du pays des Masures forment une barrière naturelle qui s'étend depuis Augustowo en Pologne jusqu'à 50 kilomètres de la Vistule et qui garantit parfaitement la province de la Prusse orientale de toute invasion venant du sud. Dans le but de barrer les principales routes, de donner aux populations du pays des places de dépôt et d'appuyer des partisans, on construisit après 1815 dans ces forêts un certain nombre de petits ouvrages, dont les principaux étaient les forts d'Osterode et de Lôtzen. Lorsque plus lard on renonça à ce mode de défense, on abandonna ces ouvrages; mais le fort Boyen, près de Lôtzen, a été conservé parce qu'il commande la nouvelle ligne ferrée de Bielostock à Kônigsberg et la grande route qui réunit les mêmes points. Il est situé sur une éminence de sable entre deux lacs et barre absolument le défilé. Il peut être évité par la ligne nouvellement ouverte de Lyck à Inster* burg et par des routes qui passent soit à droite soit à gauche.