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CHAPITRE II. — SUISSE

seulement depuis 1872, de Zernetz dans VEngadine à GlûrnseiàMals dans le Vintschgau (haute Adige), sur laquelle viennent s'embrancher plusieurs sentiers : Tun au sud, celui du Wormser Joch ou de VUmbrail Pass, part de la quatrième cantonade de la route du Stelvio et aboutit à Sancta-Maria dans la vallée de Munster y où il rejoint la route de TOfen-Pass; d'autres au nord établissent des communications faciles entre la haute vallée de Munster et le val de Scarl; ils aboutissent à Schuls dans la basse Engadinc. L'Ofen-Pass peut être tourné au sud par un sentier qui s'embranche sur la route à Buffalora, un peu avant la montée du col, et qui conduit à Sancta-Maria par un col élevé de 2,354 mètres et le Val da Fraele.

d) — Le sentier du col de Sur-Sass (2,357"") de Sins dans la basse Engadine à Mais, près de la source de TAdige, au pied du col de Reschen ; il permet d'éviter les défilés de Martinsbriick et de Nauders, que franchit à sa sortie du territoire suisse la route du col de Reschen, mais il est assez difficile.

e) — La route du col de Reschen (1,423"), de Martmsbruck par Nauders à Mais et à Glurns dans le Vintschgau.

La route de l'Ofen-Pass marque la ligne la plus directe pour se rendre du plateau suisse dans la vallée de l' Adige par Zurich, le lac de Wallenstadt, le seuil de Sargans, la vallée de la Landquart, le col de Fliiela, puis celui de Buffalora; elle suit ensuite l'Adige et descend à Trente et à Vérone.

Au nord de l'Engadine et du Fraettigau, s'élèvent plusieurs massifs presque entièrement formés, dans leur partie la plus élevée, de granit et de gneiss, qu'on peut, à cause de leur hauteur et de la nature de leurs roches, rattacher aux Alpes principales ; ils s'étendent au nord jusqu'à la route de VArlberg qui va de Feldkirch à Landeck. Ce sont :

1^ Le massif du Silvretta, qui fait suite à la chaîne de l'Albula, depuis le col de F/we/a jusqu'au coude que forme l'Inn à Landeck; il renferme de grands glaciers et n'est traversé que par de rares sentiers, à peine praticables aux fantassins, qui mettent V Unter-Engadine et VOber-Inn-Thal en communication avec le Patznauner Thaï; ses principaux sommets sont le PiZ'Linard (3,416'°), le Flucht-Horn (3,396°^), le Biirkel Kopf (3,030™), le Gribelle Kopf,

2« Le contrefort du Rhœticon, qui s'étend du Silvretta Pass à la vallée du Rhin qu'il resserre au défilé de Trûbbach; il sépare les Grisons du Vorarlberg, c'est-à-dire la Suisse de l'Autriche ; son massif le plus élevé est celui de la Scesaplana^ dont l'altitude est de 2,970 mètres. Aucune route ne traverse cette chaîne, mais de nombreux sentiers font communiquer le Prœttigau (vallée de la Landquart) avec la vallée de Montafon (111) ; ils furent suivis en 1799 et 1800 par les troupes autrichiennes et françaises.

3** Le massif de gneiss qui est compris entre la vallée de Montafon, le

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PatzQauner Thaï et la route de TArlberg ; son sommet le plus élevé, le Kalten-Berg^ atteint 2,901 mètres; on n'y trouve que des sentiers difficiles.

Alpes subordonnées. — Au nord et au sud de la chaîne principale

que nous venons de décrire, s'élèvent des chaînes parallèles, dont on a expliqué plus haut la formation; elles sont calcaires, à l'exception des Alpes Bernoises et d'[/r?', qui sont granitiques ou formées de gneiss. Au sud, les massifs de YOrtekr et de VAdamello en Tyrol sont également formés de terrains ignés ; il conviendrait peut-être de les rattacher à la chaîne principale des Alpes.

Alpes subordonnées du Ilford. — Au nord et au pied de la grande chaîne des Alpes principales de Suisse, règne une profonde dépresi^ion qui est suivie par une route importante, reliant entre elles toutes les routes des Alpes. Elle remonte le Valais jusqu'au glacier du Rhône, franchit le col élevé de la Fûrka (2,436'"), traverse la combe d'Urseren^ se confond entre Hospenthal et Andermatt avec la route du SaintrGothard, gagne par le col de rOber-Alp (2,052™) la vallée du Vorder-Rhein et rejoint à Reichenau et à Coire les principales routes des Alpes Rhéliques conduisant d'Itahe en Suisse. Cette grande ligne de rocade sert en même temps de limite aux Alpes principales et aux Alpes subordonnées.

Les principaux massifs au nord de cette dépression sont les suivants :

f — Les Alpes Bernoises forment une longue chaîne, jurassique à l'ouest, granitique à l'est; elle commence au lac de Genève et finit aux sources de l'Aar et du Rhône, elle est limitée au nord par le col de Jaman (1,485'"), par le cours de la Sarine, par celui de la Simme^ par les lacs de Thun et de Brienz et par la vallée supérieure de VAar.

Les principaux massifs ou sommets sont : la Dent de Mordes (2,938™), les Diablerets (3,251™), le Wildho7 n (3,268™), le Wildstrubel (3,266™), la Jungfrau (4,167™), le Mônch (4,096™), le Finstcr-Aarkorn (4,275™), hautes sommités qui dominent d'immenses glaciers. Ceux de la partie orientale, les plus étendus de la Suisse, ne forment qu'une seule masse se reliant au pied des trois dernières cimes que nous venons de citer; les principaux sont le glander d'Alctsch et les deux glaciers de VAar. Le versant nord de cette chaîne forme une contrée pittoresque bien connue des touristes, V0berla7id. Les derniers sommets des contreforts que détache la chaîne au nord forment des observatoires isolés d'où on découvre de beaux panoramas,. les plus célèbres sont le Niesen (2,366™) au dessus du lac de Thun et le Faulhorn (2,688™) entre la vallée de Grindwald et le lac de Brienz.

Les points de passage sont peu nombreux, et, à l'est d'Aigle^ il n'existe

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