CHAPITRE II. — SUISSE. 2S
aucune route mettant le Valais en comrouniealion avec le plateau suisse à travers les Alpes Bernoises. Les principaux cols sont :
a) — Le col de Jaman (1,485"), où passe un sentier muletier conduisant de Montreux sur le lac de Genève à Montbovon dans la vallée de la Sarine ; il est prolongé par des routes vers Fribourg ou vers Thun.
b) — Le col de Mosses (1,146"), où passe la route d'Aigle à Chdleau-dOex par Estivaz.
c) — Le col de Pillon (1,552°), suivi par un sentier d'Aigle à Saanen sur la Saane ou Sarine.
d) ^ Le col de Senin (2,246"), suivi par un sentier de Sion à Saanen sur la Saane.
e) — Le col du Rawil (2,421"), suivi par un sentier de Saint- Léonard à Lenk sur la Simme.
f) — Le col de la Gemmi (2,303"), traversé par un sentier de mulets entre Leuk (Valais) et Kandersteg sur la Kander; une route relie Kandersteg à Thun par Friitigen; ce chemin est le plus fréquenté des Alpes Bernoises.
g) — Enfin le col du Grimsel (1,874"), où passe un sentier muletier rejoignant Oberwald près des sources du Rhône à Meiringen sur TAar. Le col avait été retranché en 1799 par les Autrichiens ; après plusieurs échecs, Gudin ne put débusquer l'ennemi de cette forte position qu'en la tournant par les glaciers qui sont à Test et que jamais pied humain n'avait foulés.
go — Les Alpes d'Uri ou des Quatre Cantons forment un massif limité par VAar, par la Reuss^ par le lac des Quatre Cantons ou de Lucerne (Vierwaldstetter-Sée), par la vallée de Sarnen et le col du Brûnig (1,035"). Ce dernier est traversé par une route de voitures partant de Brienz ou de Meiringenj passant à Sarnen et aboutissant à Lucerne; elle sera bientôt doublée d'un chemin de fer.
Les points les plus élevés du massif sont le mont Galenstock (3,597"), le Winterberg (3,633"), le Titlis (3,239"). Le glacier du Rhône se trouve sur le versant sud de ce massif, il est dominé par le Galenstock.
Aucune route ne traverse ces montagnes ; mais deux sentiers muletiers qui font communiquer les hautes vallées de l'Aar et de la Reuss, ont joué un rôle important dans la campagne de 1799 et furent plusieurs fois suivis * par les troupes de Lecourbe, soit pour se réfugier dans les montagnes, soitpour agir contre les flancs des russes de Souwarow qui descendaient la Reuss. Ce sont ceux : •
a) — Du Sùsten-Pass (2,262"), reliant Meiringen sur l'Aar à Wasen sur la Reuss.
b) — Du Joch-Pass (2,208") et du Surenen-Pass (2,305") entre Meiringen et AUorfddins la vallée de la Reuss, en passant par Engelberg,
8® — Au nopd des Alpes Bernoises et de celles des Quatre Cantons, les montagnes s'abaissent et forment deux massifs moins importants séparés Tun de l'autre par TAar à sa sortie du lac de Thun ; ce sont :
4^^) — Les Alpes de Fribourg, qui ont encore 2,005 mètres au mont Moleson, dont le sommet domine les plateaux du Jorat. Elles sont séparées des Alpes Bernoises par la dépression du col de Jaman et par les parties des vallées de la Saane et de la Simme, qui sont suivies par la route de C/uiteau-d'Oex à Saanen et à Thun, c'est la seule grande route de cette région.
2°) — Les montagnes de l'Emmenthal et le mont Pilate (2,133°'), qui remplissent l'intervalle compris entre les lacs de Thun, de Brienz et de Lucerne; elles sont traversées par un grand nombre de routes au nord de la dépression que suit la nouvelle voie feirée de Berne à Lucerne.
4* — La chaîne du Tœdi (Tôdi Kelte) s'élève au nord de la vallée du Vorder-Rhein et s'étend depuis la dépression formée par la vallée de la Reuss jusqu'au Rhin vers Coire et Ragatz; elle est limitée au nord par le Klausen-^ Pass, la haute vallée de la Linth et le lac de Wallenstadt, Ses principaux sommets sont YOberalpstock (3,330™), le Tôdi (3,623"^), le Ringel Spitz (3,249»), et, plus au nord, le Spilzmeilen (2,505"^), qui domine le Wallen Sée. Elle n'est traversée par aucune route ; on n'y trouve que trois sentiers difficiles :
a) — Celui du col de Kreusli (2,355"^), entre Disentis sur le Rhin et Am~ Steg sur la Reuss.
b) — Celui du Panixer-Pass (2,770™), entre Ilanz sur le Rhin et Glaris sur la Linth. Ce dernier fut suivi par Souwarow en 1799, lors de sa retraite sur Coire, après sa défaite sur la Linth.
c) — Celui du Kunkel-Pass (1,351"), qui conduit de Ragatz à Reichenau par les gorges de la Tamina et par le village de Pfseiïers.
50 ^ Les Alpes de Schwyz sont situées au nord du Tœdi; elles ont une altitude de 2,000 mètres environ ; le Glârnisch, au-dessus de Glaris, a même 2,913 mètres et possède des glaces éternelles. Leur massif le plus connu est le Rigi (1,800"), entre les lacs de Lucerne et de Zug, du sommet duquel on jouit d'une des plus belles vues de la Suisse.
Les sentiers de cette région furent utilisés par Souwarow en 1799 pendant sa marche sur Zurich; il en existe trois dans la partie sud la plus élevée, ce sont :
a) — Celui du Klausen-Pass (1,962"), qui remonte le Schàchen Thaï et qui réunit AUorfk LinththaL
b) — Celui du Pragel-Pass (1,543"), qui réunit Schwyz à Glans par le j^y^tta Thaï et le Klôn Thaï,