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CHAPITRE II. — SUISSE

de la Thûi% en sorte que, sur la rive gauche, une armée ne pourrait ni se déployer, ni manœuvrer facilement; sur la rive droite, la plaine est plus grande et il existe une position militaire très forte, celle de Feldkirch, que Masséna ne put enlever en 1799. La largeur du fleuve, dans cette partie, varie de 60 à 100 mètres ; la rive gauche domine presque partout la rive droite ; on rencontre plusieurs gués qui ne sont impraticables que dans les crues.

' Les ponts sur le fleuve, entre Coire et le lac de Constance, sont les suivants :

1° Au-dessous du confluent de la Landquart, le Zollbrûcky où passe la route de Coire à Sargans.

2^ Entre Ragatz et Mayenfeld^ le pont du chemin de fer de Coire ; c'est un pont en bois du système de Howe, comme il en existe beaucoup dans la contrée.

S^ A Trûbbachy un pont en bois pour voitures.

4'^ A Buchs, le pont du chemin de fer de Feldkirch, en fer et à treillis.

5*» A Monsleiriy le pont de la route de Bregenz.

6<> Et, un peu au-dessous, le pont du chemin de fer de Bregenz, en fer et à treillis.

Il y a plusieurs trailles, entre autres à Benderen^ pour le passage de la route du col de Wildhaus, et à Hôchsty près du Boden Sée.

Le lac de Constance couvre la frontière suisse sur une étendue de 10 lieues. Pour se défendre de ce côté, la Confédération n'aurait qu'à faire surveiller le lac par quelques chaloupes canonnières et à occuper les quelques points de débarquement sur la rive qui lui appartient. Les bords du lac sont partagés entre cinq pays différents : Bregenz est le port de TAutriche ; Lindau celui de la Bavière ; Friedrichshafen appartient au Wurtemberg; Constance Siu duché de Bade, et la rive méridionale, avec Romanshorn et Rorschach y est suisse. Il existe des bateaux à vapeur transportant des wagons de marchandises tout chargés entre Romanshorn, Friedrichshafen et Lindau ; toutes les villes sont desservies par des services réguliers de bateaux à vapeur. A Constance, un pont de chemin de fer et un pont de voitures traversent le lac, ou plutôt le bras qui rejoint le lac à celui de Zell ou Unter Sée. Le Rhin sort de ce dernier lac à S^^m. En ce point, il pourrait être facilement traversé avec les ressources des équipages de ponts militaires et Ta été à plusieurs reprises.

Entre Stein et Bâle, le fleuve coule de Test à l'ouest, en décrivant toutefois de nombreuses courbes. A Schaffousey ou plutôt à Laufen au-dessous de Schaffouse, il franchit une des arêtes du Jura en formant une chute très pittoresque; sur plusieurs points en aval se trouvent des rapides où l'eau coule en écumant au milieu de rochers.

30 LIVRE 1er. PETITS ÉTATS DU CENTRE DE L'EUROPE.

Un grand nombre de ponts le traversent depuis sa sortie du lac jusqu'à Baie; il y en a dix-sept en tout; nous les avons énumérés dans la première partie du cours. Les villes forestières ont chacune le leur; il y a en outre des ponts de chemin de fer à Steirij à Laufen, à Cohlenz^ à Waldshût et à Baie, Le Rhin sort de Suisse au-dessous de Bâle.

Affluents da Rhin. — Les affluents de gauche du Rhin, en aval du lac de Constance, forment des lignes de défense successives contre TAUemagne ou la France :

1° La Thùr descend des Alpes d'Appenzell; sa vallée supérieure est désignée sous le nom de Toggenburg ; à sa sortie des montagnes, elle coule vers Test comme si elle allait aboutir dans le Boden Sée, puis elle fait un coude à Bischofszell et se dirige parallèlement à la rive méridionale du lac jusqu'à son confluent; elle passe près de Frauenfeld et à Andelfmgen,

2^* La Toss passe près de Winthertur,

3** La Glatt traverse la Greifensèe et se jette dans le Rhin entre Eglisau et KaiserstuhL

Ces trois cours d'eau forment trois lignes de défense contre les invasions allemandes; elles sont de peu de valeur; cependant elles furent disputées pendant la campagne de 1799.

4<» L'Aar prend sa source au glacier de TAar (Alpes Bernoises), arrose le Hasle-Thalf traverse les deux lacs de Brienz et de Thun, coule du sud-est au nord-ouest jusqu'à Berne^ se détourne vers l'ouest puis vers le nord, avant de passer à Aarherg, Sa profondeur, entre Thun et Aarberg, varie de 2 à 3 mètres, et sa largeur est en moyenne de 70 mètres.

Au delà d' Aarberg, l'Aar se dirige vers le Rhin, du sud-ouest au nordest, en bordant de près les pentes extrêmes du Jura, et se jette dans le Rhin à Coblenz.

Cette rivière reçoit presque toutes les eaux du plateau suisse. Voici l'énumération de ses principaux affluents.

Rive gauche :

a) — La Simme, grossie de la Kander^ se jette dans le lac de Thun.

b) — La Saane ou Sarine a son confluent entre Berne et Aarberg; elle descend, comme la rivière précédente, des Alpes Bernoises.

c) — La Zihl, qui déverse dans l'Aar, entre Aarberg et Soleure, les eaux des lacs de Bienne^ de Morat et de Neuchdtel^ porte plusieurs tioms dans les diverses parties de son cours. Dans sa partie haute, elle s'appelle l'Orbe; sa source est auprès du village des Bousses^ elle traverse le lac des Bousses et la vallée de Joux, se perd à l'extrémité de cette vallée, reparaît aux belles fontaines de Yallorbe et sort des montagnes au village â'Orbe; elle prend alors le nom de Thiele, qu'elle conserve encore entre les lacs de Neuchâtel

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