‹ -Texte. Géographie militaireChapitre 37 sur 206 · CHAPITHE III. — DÉFENSE DE LA SUISSE · texte numérisé non relu

CHAPITHE III. — DÉFENSE DE LA SUISSE

La rive gauche domine généralement Tautre, de sorte que le passage de gauche à droite est plus facile qu'en sens inverse ; les points les plus avantageux pour le passage des troupes, par suite de la configuration des rives, sont : Zollbrûcky Trùbbach, Ober-Buchen, Blatten^ Mondstein et Sanct-Margarethen.

Le passage en sens inverse n*est avantageux que vers Benderen et À'oblachj la rive droite étant dominante en ces points. Cette dernière rive est souvent marécageuse.

Malgré les avantages de la rive gauche, la défense du Rhin est assez difficile à cause du rapprochement des montagnes et du fleuve. La route et le chemin de fer qui longent la rive gauche, sont vus et battus de Tautre rive. Enfin la vallée est partagée en trois petites plaines par des défilés : celui de Trûbbach, celui d'Oberried à hauteur d*Appenzell et celui d'Au. Dans la première de ces plaines débouche la route du col de Wildhaus^ qui est d'une bonne défense. Dans la deuxième se joignent, kAltstetteriy les routes de Saint- Gall et d'Appenzell, qui assurent la retraite. Enfin la troisième plaine, d'étendue fort petite, est reliée au plateau par trois routes et un chemin de fer, qui passent entre la montagne et le Boden Sée.

Les points stratégiques de cette contrée sont les points de passage du Rhin, puis le fort de Luziensteig et la position de Feldkirch.

Le fort de Luziensteig* a une action importante sur ce théâtre d'opérations. Il permettrait aux Suisses d'attaquer de flanc l'armée autrichienne qui tenterait le passage; aussi le premier objectif de cette dernière doit-il êtn^ la prise de ce fort avant de songer au passage du Rhin. En 1799, le prince Charles n'osa pas franchir le fleuve à Schaffouse avant de s'en être emparé. Les ouvrages barrent un défilé qui s'ouvre entre le Flaescherberg et le Wuzterhorn et où passe la route de la rive droite du Rhin (727" d'altitude au col), la seule qui pénètre dans les Grisons de ce côté; ils ont été reconstruits et améliorés en 1830 et en 1852. Ils consistent en une simple courtine flanquée de deux bastions, qui occupe toute la largeur du col et qui fait face au nord; à la gorge se trouvent des casernes et des magasins crénelés; à l'est et à Touest, il y a des tours casematées réunies par un chemin couvert; sur le FlaBscherberg il y a plusieurs blockhaus qui dominent le col et qui voient la plaine du Rhin.

En 1799, les Autrichiens ne purent reprendre le fort aux Français qu'en occupant les hauteurs dominantes et en le tournant. Pour donner à ce fort toute la valeur possible, il conviendrait d'en étendre les défenses et d'occuper Zollbrûck et la cluse qui ferme la vallée de la Landquart. La prise de cette forteresse obhgeraitles Suisses à se retirer sur Coire, en abandonnant le Prsettigau.

Page 1