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CHAPITRE I' ^ — ÉTUDE D'ENSEMBLE DE L'ALLEMAGNE. 1:U

Les États de la Thuringe savoir : — 1" les deux principautés de Reuss, branche aînée et branche cadette ; — 2« les Ernestinisch Sachsische Lande, — grand-duché de Saxe-Weimar, — duché de Saxe-Meiningen, — duché de Saxe-Cobourg-Gotha, — duché de Saxe-Altenbourg, — principauté de Schwarzbourg-Rudolstadt , — principauté de Schwarzbourg-Sondershausen.

La principauté de Waldeck.

Les deux principautés de Lippe (SQhaunibourg-Lippe et Lippe-Detinold;.

Les trois villes libres de Lubeck, Brème et Hambourg.

Le pays d'onipire d'Alsaoe-Lorraine.

Formation territoriale de la Prusse ^ — La monarchie prussienne, qui est aujourd'hui à la tête do TAUemagne, eut une origine bien modeste; c'est autour de la Marche du Nord (Nordmark), fondée en 926 par Henri TOiseleur, que sont venus se grouper successivement les Etal.s du royaume actuel. Cette Marche, située sur la rive gauche de l'Elbe et destinée à arrêter les incursions des Wendes, fut aussi appelée Marche de Soltwedelj de la ville où résidèrent les premiers margraves. En 1134, Alberl tOurs, investi de la Marche du Nord par l'empereur Lothaire, fut le premier margrave de la maison ascanienne. Il conquit le pays entier entre l'Elbe et l'Oder, en forma la Marche de Priegnitz et la Moyenne Marche, et s'iniitula margrave de Brandebourg; la Marche du Nord fut alors désignée sous le nom de Vieille-Marche, Des villes furent fondées, des colonies allemandes et flamandes furent introduites dans le pays nouvellement conquis. Protitant des luttes des Guelfes et des Gibelins, Albert voulut s'emparer du duché de Saxe, mais il dut bientôt y renoncer et le restituer à Henri le Lion ; toutefois l'enipereur Frédéric Barberousse délia le margraviat de tous hens de dépendance vis-à-vis du duché de Saxe, le déclara lief immédiat de l'empire et donna au margrave tous les droits régaliens. Ainsi se trouvait ouvert pour ce dernier le chemin à la dignité électorale. Albert abdiqua en 1168 et mourut en 1170.

Ses successeurs, les margraves ascaniens, conquirent la Marche de Ucker (Uckermark) et la Nouvelle-Marche (Neumark), avec Gustrin et Cottbus; ils acquirent aussi quelques villes de la Basse-Silésie, les margraviats de Haute et de Basse-Lusace, la plus grande partie de la Misnic et l'expectative de la Poméranie. En 1247, le margraviat se trouva au nombre des sept principautés qui formèrent le collège électoral. A la mort du dernier «scanien, en 1320, commença un temps de troubles et de calamités pendant lequel le margraviat, considérablement réduit, appartint successivement Hux maisons de Bavière (1324-1378) et de Luxembourg (1373-1115); soue

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l:^-^ LIVRE II. — ALLEMAGNE.

ces derniers princes, il vint arrondir le grand empire ^ennano- slave de Bohême, Moravie, Silésie et Lusace ; mais la réunion ne fut pas de longue durée.

L'empereur Sigismond, toujours à court d'argent, avait engagé pour 100,000 florins d'or la Marche de Brandebourg à Frédéric VI, burgrave de Nuremberg, d'une branche cadette de la maison deHohenzoUern; lorsque la dette impériale se fut encore accrue de 50,000 florins d'or et qu'il n'y eut plus espoir do remboursement, l'électoral fut donnée à Frédéric en pleine souveraineté et l'inféodation en fut solennellement faite en 1417.

Le premier llohenzollern, Frédeinc /^', commença par arracher le pays à l'aiiarchie, par soumettre la noblesse, par briser la puissance des villes; puis il chercha à reprendre à ses voisins les territoires perdus par les princes bavarois et luxembourgeois. La Priegnitz et l'Uckermark furent enlevées aux princes de Mecklenbourg et de Poméranie qui les avait usurpées. Son successeur, Frédéric II de Fer^ racheta la Nouvelle-Marche (Gustrin et Cottbus) à l'Ordre teutonique, reprit quelques villes de la Lusace et se fît restituer le comté de Verginerode dans le Harz; ce fut lui qui fixa à Berlin la capitale de l'électorat (1448).

Le troisième électeur, Albert l'Achille^ le deuxième fils de Frédéricl^ séjourna de préférence dans ses principautés franconiennes, qui jouissaient grâce à lui d'une grande prospérité ; il agrandit l'électoral de quelques cantons et territoires : Schwedt, Crossen, ZuUichau; mais il est surtout connu par la fameuse loi de succession qui assura l'unité du Brandebourg. La dispositio achillea (1473) attribuait à l'aîné do la famille l'héritage de l'électorat et de la totalité des Etats brahdebourgeois. Les possessions franconiennes de Baireuth et d'Anspach furent l'apanage des deux lils cadets d'Albert; elles ne firent retour à la branche électorale qu'en 1792.

L'électeur Joachim i^^ qui vivait à l'époque de la Réforme, en fut un de*» adversaires les plus décidés, mais son fils se convertit au luthérianisme (1539), ce qui amena la sécularisation des trois évèchés de Brandebourg, de Havelberg et de Lebus ; le comté de Ruppin avait été acquis en 1524. Un autre prince de Hohenzollern, le grand-maître de l'Ordre teutonique, Albert de Braudebourg-Anspach, avait embrassé la religion nouvelle dès 1525, avait sécularisé ce qui restait des vastes possessions de l'Ordre, c'està-dire la Prvssc orientale^ et était devenu duc de Prusse, sous la suzeraineté de la Pologne.

L'électeur c/gaAi-À'^V/iAV/io/it/ (1608-1619) hérita un 1618 du duché de PruMe; de plus, dans la succession de Clèves et de Juliers, qu'il dut partager avec les Neubourg, il s'attribua le duché de Clèves, les comtés de Mark et de Ravens1)erg, mais cette question ne fut définitivement réglée qu'en 1666. après de longues querelles. C'est à cette occasion, et pour plaire aux Hollan- «laisdoniilbri^'iiHitrnlliance. (fu'il s(Mll ralvinislo(1613); depuis cette époque-

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