‹ Textes choisis sur la théorie des obligations en droit romainChapitre 96 sur 98 · DE LA VIOLENCE · texte numérisé non relu

DE LA VIOLENCE

opération imparfaite, on accorde à la victime de la violence et l'ac tion et l'exception quod metm causa.

Ce qu'L'lpien vient de nous dire nous montre qu'on était, en matière de \iolence, plus sévère qu'en matière de dol. Nous savons, en effet, qu'on ne donnait l'action de dolo que lorsque tout autre moyen de protection faisait défaut.

L'action quod metm causa était arbitraire, et lorsque le défendeur n'obéissait pas à Vorbiirium judicis, il y avait lieu à une condamnation au quadruple de tout l'intérêt qu'aurait eu le demandeur à ne pas soufifrir de la violence.

Une autre différence entre le dol et la violence consistait en ce que le contrat n'était annulable pour cause de dol qu'autant ([ue l'adversaire cocontractant était Jui-mème auteur ou du moins complice du dol, tandis que l'on pouvait bpposer à son cocontractant la violence qui avait vicié le consentement, alors même qu'elle provenait d'un tiers et que celui contre lequel on linvoquait n'en avait été nullement le complice.

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