‹ Textes classiques de la littérature française: extraits des grands écrivains français avec (volume 2)Chapitre 102 sur 126 · Skrama-sa» veut dire couteau de défense, (iti^. Thierry · texte numérisé non relu

Skrama-sa» veut dire couteau de défense, (iti^. Thierry

t56 DIX-NEUVIÈME SIÈCLE.

ture n'excita pas le moindre soupçon, c'était une partie du costume germanique. Pendant que le roi les écoutait avec bienveillance, ayant l'un à sa droite et l'autre à sa gauche, ils tirèrent à la fois leur skramasax, et lui en portèrent en même temps deux coups à travers les côtes. Sighebert poussa un cri et tomba mort. Â ce cri le camérier du roi, Hareghisel, et un Goth nommé Sighila, accoururent l'épée à la main; le premier fut tué et le second blessé par les assassins, qui se défendirent avec une sorte de rage extatique. Mais d'autres hommes armés survinrent aussitôt, la chambre se remplit de monde, et les deux Neustrieiis assaillis de toutes parts succombèrent dans^ine lutte inégale.

 la nouvelle de ces événements, les Austrasiens qui faisaient le siège de Tournai se hâtèrent de plier bagage et de reprendre le chemin de leur pays. Chacun d'eux était pressé d'aller voir ce qui se passait chez lui; car la mort imprévue du roi devait amener en Austrasie le signal d'une foule de désordres, de violences et de brigandages. Cette nombreuse et redoutable armée s'écoula ainsi vers le Rhin, laissant Hilperik sans ennemi et libre de se transporter où il voudrait. Échappé à une mort presque infaillible, il quitta les murs de Tournai pour aller reprendre possession de son royaume. Le domaine de Vitry, témoin de tant d'événements, fut le lieu où il se rendit d'abord. Il n'y retrouva plus la brillante assemblée des Neustriens, tous étaient retournés à leurs affaires, mais seulement quelques serviteurs austra« siens qui gardaient le corps de Sighebert. Hilperik vit ce cadavre sans remords et sans haine, et il voulut que son frère eût des funérailles dignes d'un roi. Par son ordre, Sighebert fut revêtu, selon la coutume germanique, d'habits et d'armes d'un grand prix, et enseveli avec pompe dans le village de Lambres sur là Scarpe K

Guizot, né en 1787, mort en 1875, fat en histoire le chef de Técple philosophique. Ce genre d'histoire n'était point inconnu à la France. Bossuet et Voltaire Tavaient adopté : la seule innovation de M. Guizot consistait dans Tête ndue de ses connaissances et dans la solidité de ses conclusions. Il éclaircit, corrige, restreint les assertions des historiens ses devanciers. Le champ.de ses observations surtout s'est

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