‹ Textes classiques de la littérature française: extraits des grands écrivains français avec (volume 2)Chapitre 119 sur 126 · GOETHE · texte numérisé non relu

GOETHE

Jean-Wolfang Gœthe, né à Francfort-sur-le-Mein, le 28 août 1749^ étudia le droit àLeipsick, et fut reçu doc-

leur à Strasbourg. II commença à se faire connattre en 1 774 par le roman de Werther , qui obtint un succès prodigieuXy et lui valut l'amitié du duc de Weimar Charles- Auguste. A l'époque où la Révolution française éclata, il avait déjà publié, outre Werther, des drames et des tragédies : Goêtz de Berlichingen, 1773, Iphigénie en Tauridey 1786, le Comte d'Egmont, 1788. Au milieu des préoccupations des années qui suivirent, il continua d'étonner l'Allemagne par la multitude et la supériorité de ses productions de tout genre: Hermann et Dorothée ^ les Années d'apprentissage de Wilhem Meistery Essai sur la Métamorphose des plantes^ Théorie des couleitrsy et surtout par la première partie de Faibsi. Napoléon, pendant son séjour à Erfurt, voulut le voir, et le décora de la grand'croix de la Légion d'honneur ( 1808). En 1815, le duc de Weimar le choisit pour ministre d'État. Ces fonctions, qu'il garda jusqu'en 1828, ne l'empêchèrent pas de publier en 1821 les Années de voyage de Wilhem Meistery faisant suite aux Années d^apprentissagey en 1829 la seconde partie de Faiistf et, dans l'intervalle, de nombreux mémoires sur les différentes branches des sciences physiques. Il mourut en 1832 à quatre-vingt-trois ans. Mme de Staél a consacré à la personne et aux œuvres de Grœthe plusieurs chapitres de son beau livre sur l'Allemagne^.

BGHIXiLER.

J. Frédéric-Christophe Schiller, né en 1759 à Marbach (Wurtemberg), étudia le droit et la médecine, et servit quelques années en qualité de chirurgien militaire. Après avoir fait jouer sa pièce des Brigands (1781), il reçut du duc de Wurtemberg Charles-Eugène la défense de rien imprimer désormais, à moins que ce ne fût quelque œuvre médicale, et d'entretenir aucune relation avec le dehors. Irrité de cette exigence qui lui semblait le comble de la tyrannie, il prit la résolution de fuir ; le 17 septembre 1782

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