ÉGISTHE
Amis, pouvez-vous bien mâeoimaître une mère ? Un fils qu'elle d^nd? un fils qui venge un père ? Vn roi vengeur du crime?
Et si vous e^. doutez, Reeonnahez moB fils aux coups, qu'il a portés, À votre délivrance, à son âme intrépide.
Éh F quel autre jamais qu un descendant d'Âlcide,, Nourri dans la misère, k peine en son printemps,, Eût wx venger Messène, et punir les tyrans?- Il soutiendra son peuple, il vengera la terre. Écoutez, le ciel-par)e ; entendez son tonnerre. Sa voix qui se déelare et se joint à mes cris, Sa VOIX rend témoignage, et dife qu'il est mon fili.
WiJBTOXRB DE CHARLES XIS.
Is ppefis^ei: essai hi&torique de Voltaire fut Yffistoire de €hark$ XIl^ vi^^ et. b,rUlaB,te narration, où tout est mouve-.' ment, oii )es kammes et les faits sont expliques par le récit. Le stjle de Thistorien s^accorde merveilleusement avec le caractère iiD,pétu,eux du héros ; nulle part la langue française n'a plus de pvestesaeet d'agilité. < Paur les choses sérieuses, dit M. Yillemain, les descriptions de pays et d^ moeurs^ les lËjArches^ les combats, le tour du récit ti^[kt de Gésar bien plus qta^ 4e Quinte-Gurce. Nul détail oiseux, nulle déclamation, ndib parure : tout est net,^ intelligent, précis ; tout court tu fitie, au )mU » Gerlaiaa eoalettjperaii^ a# Voltaire,
La Motrâye, le Suédois Norberg, chapelain du roi Charles XII, raccusèrent d'avoir écrit un roman, et non une histoire. Il est très-certain que sur quelques points particuliers il a été inexactement informé, et que des documents nouveaux ont permis aux historiens de notre temps de relever dans son livre plus d'une erreur. Mais il est certain aussi qu'il a recueilli soigneusement les témoignages oraux, consulté les mémoires, mis à profit toutes les publications, même celles de ses ennemis, puisé enfin à toutes les sources, et que s'il n*a pas toujours atteint la vérité, il Ta toujours très-sincèrement cherchée.