LIVRE m. — LE LEVER DU SOLER
•«. On le voit s'annoncer de loin par les traits de feu qu'il -lanCA au devant de lui. L'incendie augmente, POrient paratt tout en flammes ; à leur éclat on attend Tastre longtemps avant qu'il se montre : à chaque instant on croit le voir paraître ; on le voit enfin. Un point brillant part comme un éclair, et remplit aussitôt tout l'espace; la voile des ténèbres s'efface et tombe. L'iiomme reconnaît son â^our et le trouve embelli. La verdure a pris durant la nui|; une vigueur nou« velle; le jour naissant qui l'éclairé, les premiers rayons qui la éCH rent, la montrent couverte d'un brillant réseau de rosée, qui réfléchit à l'œil la lumière et les couleurs. Les oiseaux en chœur se réunissent, et saluent de concert le père de la vie ; en ce moment paa un aeul ne se tait ; leur gazouillement, faible encore, est plus lent et plus deux que dans le reste de la journée ; il se sent de la langueur d'un paisible réveil. Le concours de tous ces objets porte aux sens une impres* sioQ de fraîcheur qui semble pénétrer jusqu'à l'âme. Il y a là une demi-heure d enchantement, auquel nul homme ne résisto : un spectacle si grand, si beau, si délicieux, n'en laisse aucun de sang-lixnd*