TOUT LB CH(BUB
Dieu fait triompher l'innocence «: • Chantons, célébrons sa puissance.
,lî^ . DIX-SEPTIEME SIÈCLE.
UNB ISRÀÉUTB.
Il a VU contre nous les mécbans s'assembler, Et noire sang prêt à couler.
Gomme l'eau sur la terre ils alloient le répandre : Du haut du ciel sa yoix s'est fait entendre ; L'homme superbe est renversé.
Ses propres flèches l'ont percé.
uns AUTBB.
J'ai vu l'impie adoré sur la terre ;
Pareil au cèdre, il cachoit dans les cieux Son firont audacieux; Il sembloit à son gré gouverner le tonnerre^
Fouloit aux pieds ses ennemis vaincus : Je n'ai fait que passer, il /l'étoit déjà plus.
uni AUTRE.
On peut des plus grands rois surprendre la justice.
Incapables de tromper.
Ils ont peine à s'échapper
Pes pièges de Tartifiee.
Un cœur noble ne peut soupçonner en autrui
La bassesse et b BOAlioe . Qu'il ne sent point 9Sk luL
UNB AUTRB.
Oenunent s^eet ealmé l'orage t
URB AUTRB.
Quelle main salutaire a i^bassA le nuaget
TOUT Vi CHŒUR.
Llstmaliie Ssther a fitit ce grand ouvrage.
UNB I8RAÉUTB, teule.
De l'amour de son Dieu son cœur s'est embrasé; Au péril d'une mort fUneste Son «èle ardent s'est exposé :
EUe a parlé; le etel a fait le reste.
DBUZ ÏSRAJtUTESf
Esther a triomphé des filles des Persans . La nature el le ciét à Tenvi ront ornée.
l'une des deux.
Tout ressent de ses yeux les charmes innocens. Jamais tant de beauté fùt-elle couronnée T
l'autre.
Les charmes dft sqd cœur sont ocot i^us puissani. Jamais tant de vertu fut-elle couronnée?
Too» Mniz, mmmble.
Esther a triomphé dtft iOe» (^ PmapB : La nature et k «irt à Ywa l'ont ùoM.
Moi-môme quelque temps, honteuse de ma peur. Je Tai pris pour TefTet d*une sombre Tapeur. Mais de ce souvenir mon âme possédée A deux fois en dormant revu la même idée ; Deux fois mes tristes yeux se sont vus retracer Ge même enfant toujours tout prêt à me percer. Lasse enfin des horreurs dont j'étois poursuivie^ Tallois prier Baal de veiller sur ma vie^ Et chercher dvL repos au pied de ses autels : Que ne peut la foiyeur sur Tesprit des mortels! Dans le temple des Juifs un instinct m'a poussée, Et d'apaiser leur Dieu j*ai conçu la pensée; J*ai cru que des présents calmeroient son courroux, Que ce Dieu, qael qu'il soit, en deviendroit plus doux. Pontife de Baal, excusez ma foiblesse.
J'entre : le peuple fuit, le sacrifice cesse. Le grand prêtre ters moi s'avance avec fureur : Pendant qu'il me psrloit, 6 surprise l à terreur! J'ai vu ce même enfant dont je suis menacée. Tel qu'un songe effrayant l'a peint à ma pensée. Je l'ai vtt : son même air, son même habit de lin , Sa démarche, ses yeux, et tous ses traits enfin; C'est lui-même. 11 marchoit à cêtê du grand prêtre; Mais bientôt à ma vite on l'a fait dlsparottre. Voilà quel trouble ici m'oblige à m'arrêter, Et sur quoi J'ai voulu tous deux vous consulter. Que présage, Mathan, ce prodige incroyable?
MATBAN.
Ge songe et ce rapport, tout me semble effroyable.
ÀTHALÎB.
Mais cet enfant fotal, Àbner , vous l'avez vu : Quel est- il? de quel sang, et de quelle tribut
ABNBR.
Deux enfants à l'autel prêtoient leur ministère ? L'un est fils de Joad, Josabeth est sa mère; L'autre m'est inconnu.
MATBAN.
Pourquoi délibérer?
De tous les deux, madame, il se faut assurer. Vous savez pour Joad mes égards, mes mesures; Que je ne cherche point à venger mes injures; Que la seule équité règne en tous mes avis; Mais lui-même, après tout, fût-ce son propre fils, Voudroit-il un moment laisser vivre un coupable?
ABNER
De quel crime uU enfant peut-il être capable?
idÔ DlX-SË]E>TIËMË SIÈCLE.
UNR AUTRE.
n s*apaise, il pardonne; Du cœur ingrat qui l'abandonne
Il attend le retour; Il excuse notre foiblesse; A nous chercher môme il s'empresse.
Pour l'enfant qu'elle a mis au jour Une mère a moins de tendresse.
Ah 1 qui peut ayec lui partager notre amour t