‹ Textes classiques de la littérature française extraits des grands écrivains français avec notices biographiques [etc.;] recueil servant de complément à l'Histoire de la Littérature françaiseChapitre 117 sur 347 · Scène V. — JOAS, ATHAUE, JOAD, JOSABETH, ABNERf · texte numérisé non relu

Scène V. — JOAS, ATHAUE, JOAD, JOSABETH, ABNERf

SUITE D'AtHAUB.

{Jooi est caché derrière le rideau.)

ATHAUE, à Joad, Te voilà, séducteur.

De ligues, de complots, pernicieux auteur, Qui dans le ^uble seul as mis tes espérances, Etemel ennemi des suprêmes puissances l En l'appui de ton Dieu tu t'étois reposé : De ton espoir frivole es-tu désabusé T Il laisse en mon pouvoir et ton temple et ta yia. Je devrois sur l'autel où ta main sacrifie

Te.... Mais du prix qu*on m'ofn^ il faut me contenter. Ce que tu m'as promis, songe à Texécuter : Cet enfant, ce trésor qu'il faut qu'un me remette, Où sont- ils?

JOAD

Sur-le-champ tu seras satisfaite :

le te les vais montrer l'un et l'autre à la fois.

(Le rideau se tire. On voit Joas sur son trône; sa nourrice est à gerumx à sa droite; Axarias, Vépée à la main, est debout à sa gauche; et près de lui Zacharie et Salomith, sont à genoux sur Us degrés du trône; plusieurs lévites, Pépéê à la main, sont rangés sur les côtéi.)

Paroissez, cher enfant, digne sang de nos rois. Connois-tu l'héritier du plus saint des monarques, Reine ? De ton poignard connois du moins ces marques. Voilà ton roi, ton fils, le fils d'Ochozias. Peuples, et vous, Âbner, reconnoissez Joas.

ABNBR.

Qell

ATHAUB, àJoad,

Perfide!

JOAD

Vois-tu cette Juive fidèle Dont tu sais bien qu'alors il suçoit la mamellot Il fut par Josabeth à ta rage enlevé : Ce temple le reçut, éi Dieu l'a conservé. Des trésors de David voilà ce qui me reste.

ATHÀLIE.

Ta fourbe, à cet enfant, traître, sera funeste. D'un fantôme odieux, soldats, déiivrez-moL

JOAD

Soldats du Dieu vivant, défendez votre roi.

{Le fond du thédh'e s^ouvre : on voit le dedans du temple ; et les lévites armés entrent de toiu côtés sur la scène.)

ATHALIE

OÙ suis-jeT 0 trahison 1 ô reine infortunée 1 D'armes et d'ennemis je suis environnée I

JOAD

Tes yeux cherchent en vain, tu ne peux échapper, Et Dieu de toutes parts a su t'enveloppçr. Ce Dieu que tu bravois en nos mains t'a livrée : Rends-lui compte du sang dont tu t'es enivrée.

ATRAUB.

Quoi ! la peur a glacé mes indignes soldats I

Lftche Abne7j dans quel piégB as-ttt conduit mes pas?

ABNBR.

Reine, Dieu m'est témom....

ATHÀLIE.

Laisse là ton Dieu, trattre, Et venge-moi.

ABNBR, se jetant aux pieds de Joas, Sur qui ? Sur Joas I sur mon maître I athâlie.

Lui Joas t lui ton roi I Songez, méchants, songez Que mes armes encor vous tiennent assiégés. J'entends à haute voix tout mon camp qui m'appelle. On vient à^on secours : tremblez, troupe rebelle !

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