De Yiilandri, convive assidu du commandeur de Souvré
4. « Le Tartufe en ce temps-là avoit été défendu, et tout le monde vouloit avoir Molière pour le lui entendre réciter. » Ufole de Ëoïkau,)
5. « Lambert, le fameux musicicti, étoit uh fort non botnme, qui promettoit à tout le monde de vetiir, mais qui &e vén(dt jadialS; » {Boileau.) Lambert était le beau-père de LuUi.
6. Au dix-septitee siècle, ou appelait un poêle «ne pièœ ahauffce par un poêle, a Jb demeurois tout le iour enfermé aeiil dans un poêle. » (Descartes, Discours de la Bêthode),
7. Cyrus, « roman de dix tomes de Mlle de Scudéri, » parut en 1650. Il fallait être un tampagmnrdf un provincial arriénft pour l'admirer encore et le savoir par cœur en 1665. Madeleine de Scudéri, XiéB au Havre en 1G07, morie à Paris en 1701 1 une des Ptéeieuiet de Tbôtel de Rambouillet, publia de volumineux romans, qui eurent à leur apparition une vogue extraordinaire : Cyrut^ 1650, CléUe, 1656» etc.
BOILEAU. Kh
Par tous les conviés s'est appelé chapbu. Deux assiettes suivoient, dont Tunie étoit ofnéé D'une langue en ragoût de persil couronnée; L'autre d'un godiveau toUt brûlé par dehors, DoDt un beurre gluant inondoit tous les bords. On s'assied : mais d'abord notre troupe serrée Tenoit àr peine autour d'une table carrée, Où chacun malgré soi, l'uii sur l'autre porté, Faisoit un tour à gauche, et mangeoit de côté. Jugez en cet état si je pou vois me plaire, Moi qui ne compte rien, ni le vin ni la chère, Si l'on n'est plus an large assis en un festin, Qu'aux sermonà de Cassagne* ou de Tabbé Cotin*.
Notre hôte «©pendant s'adressant à là troupe, — Que vous sen^ble, a-t-il dit, du goût de cette sbupet Sentez-vous 16 citi'on dont on a mis le jus Avec des jaunes d*œufs mêlés dans du verjusî Ma foi, vive Mignot, et tout ce qu'il apprêté ! Les cheveux cependant me dressoient à la tête; Car Mignbt, c'est tout dire, et daris le monde entier Jamais empoisonneur ne sut mieux son métier^. J'approtivois tout pourtant de la mine et du geftte , Pensant qu'au moins le vin dût réparer le resté. Pour m'en éclaircir donc, j'en demande : et d'àbbird Un laquais effronté m'apporte un rougé-bord D'un auvemat fùttitetix, qui, mêlé de lignage*, Se vendoit chez Crenet' jwur vin dé l'hermitage*; Et qui, rouge et vferinéil, inâiâ fade et doucferêux, N'avoit rien t|u'Un goût plat, et qu'un déboire afTréùk.
1. L'abbé Gassagne, néàNîmesen 1633, mort en 1679, poète et prédicateur médiocre, fut un des premiers membres de l'Académie française.
2. L'abbé Gotin, comme l'abbé Gassagne, doit aux attaques de Bolleau une sorte d'ifli mortalité. Son noria révient souvent dans les Satires. C'est gu'au tort dé faire de mauvais vers et de mauvais sermons, Cotin joignit celui d'engager avec Boileau une lul^e inégale. Il le combattit en vers et en prose, ré[)ondant aux mordantes railleries du poète par de grossières injures et des imputations calomnieuses. Colin, né à Paris en 1604, mort en 1682, lut aumônier du roi, et conseiller. C'était un personnage.
3. Mignot, pâtiSsier-traiteur, rue dé la Harpe, se crut diffamé par la plaisanterie de Boileau. 11 fit impriiiiêr à ses frais une satire de Cotin contre leur ennemi commun, et il en ahveloçpa tous ses biscuits. Cette vengeance eut un plein succès ; les biscuits s'enlevèrent.
4. VAuvérpfiàî ou Auvérnat, %t le Lighagèf soht 4 déiii fameux vins du terroir d'Orléans. » (Boileau).
5. Crenet, à l'enseigné delà Pomme de Pin, prèij du Pont-Notre-Dame.