‹ Textes classiques de la littérature française extraits des grands écrivains français avec notices biographiques [etc.;] recueil servant de complément à l'Histoire de la Littérature françaiseChapitre 161 sur 347 · DE LA PAIX · texte numérisé non relu

DE LA PAIX

Grand roi, c^est vainement qu'abjurant la satire Pour toi seul désormais j'avois fait vœu d'écrire. Dès que je prends la plume, Apollon éperdu Semble me dire : Arrête, insensé, que fais-tu? Sais-tu dans quels périls aujourd'hui tu t'engages? Cette mer où tu cours est célèbre en naufrages.

Ce n'est pas qu'aisément, comme un autre *, à ton char Je ne pusse attacher Alexandre et César; Qu'aisément je ne pusse, en quelque ode insipide,

1 . Voici la neuvième fois que le mol de Cotin se présente dans cette satire. Les amis de notre auteur craignirent que le fréquent retour du même nom ne parût affecté, et ne déplAt aux lecteurs. «11 faut voir, dit-il; je consens d'ôter tout ce qui sera de trop. » On s'assembla, on lut la satire entière ; mais on trouva partout le bom de Cotin si bien placé, qu'on ne crut pas qu'il y eût aucun de ces endroits qui dût être retranché. (Brossctte)

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