V. LE I.OX7P ET LE CHIEN
Un k)up n'avoit que les os et la peau,
Tant les chiens faisoient bonne garde : Ce loup rencontre un dogue aussi puissant que beau, Gras, poil *, qui s'étoit fouiroyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire ioup Peut fait volontiers :
Mais il falloit livrer bataille;
Et le m&tin étoit de taille
A se défendre hardiment.
Le loup donc Taborde humblement, Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
V II ne tiendra qu'à vous, beau sire, D'être aussi gras que moi, lui repartit le chSea.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères", et pauvres diables, Dont la condition est de mourir de faim. Car, quoil rien d'assuré 1 point de franche lippée^!
Tout à la pointe de l'épéel Suivez>moi, vous aurez un bien meilleur destin. •
1. Sainte-Beuve, Portraits et Caraiitères^ article ki Fontolne.