‹ Textes classiques de la littérature française extraits des grands écrivains français avec notices biographiques [etc.;] recueil servant de complément à l'Histoire de la Littérature françaiseChapitre 198 sur 347 · Folij luisant de santé et de graisse · texte numérisé non relu

Folij luisant de santé et de graisse

3. Jîère^ du latin hcrw*, ou de l'allemand h«T. signifie nuiUre, wi- (incnr. On dit pauvre hère, comme pauvre nre^ dans le sens de gueux; par suite on a employé hère seul, sans épithète, dans cette acception.

4. Lippée^ ce qu'on happe d'un coup de langue, de lippe. Une franche lippée (franche veut dire libre), c'est un festin à-bouehe-^Ud' veux-tu.

Le loup reprit : » Que m© faudra-t-il ftiireî

— Presque rien, dit le chien : donner la chasse aux gens

Portants bâtons, et mendiants; Flatter ceux du logis, à son maître complaire t

Moyennant quoi votre salaire Sera force reliefs » de toutes les façons,

Os de poulets, os de pigeons;

Sans parler de mainte caresse. »

Le loup déjà se forge une félicité

Qui le fait pleurer de tendresse.

Chemin faisant, il vit le col du chien pelé, a Qu'est-ce là? lui dit-il.— Rien.— Quoi! tienî —Peu de chose.

— Mais encor?— Le collier dont je suis attaché De ce que vous voyez est peut-être la cause. *

— Attaché I dit le loup : vous ne courez donc pas Où vous voulez?— Pas toujours ; mais qu'importe?

11 importe si hien, que de tous vos repas

Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrois pas même à ce prix un trésor. » Cela dit, maître loup s'enfuit, et court encor.

Z. L£ LOUP ET L'AONSAU.

La raison du plus fort est toujours la meilleure : Nous Talions montrer tout à Theure.

Un agneau se désaltéroit

Dans le courant d'une onde pure.

Un loup survient à jeun, qui cherchoit aVenturei

Et que la faim en ces lieux attiroit.

« Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage?

Dit cet animal plein de rage :

Tu seras châtié de ta témérité.

«- Sire, répond Tagneau, que votre majesté

Ne se mette point en colère;

Mais plutôt qu'elle considère

Que je me vas désaltérant Dans le courant,

Plus de vingt pas au-dessous d'elle, Et que, par conséquent, en aucune façon, j

Je ne puis troubler sa boisson.

— Tu la troubles 1 reprit cette bête cruelle; '■ Et je sais que de moi tu médis Tan passé. l

— Gomment l'aurois-je fait si ^ je n'étois pas né? Reprit l'agneau; je tette encor ma mère.

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