XX. LE CERF SE VOTANT DAMS VEAX
Dans lé cristal d*une fontaine
Un cerf se mirant autrefois
Louoit la beauté de son bois.
Et ne pouvoit qu'avecque peine
Souffrir ses jambes de fuseaux, Dont il voyoit l'objet ' se perdre dans les eaux. H Quelle proportion de mes pieds à ma tôtel Disoit-il en voyant leur ombre avec douleur : Des taillis les plus hauts mon front atteint le fatte;
Mes pieds ne me font point dlionneur. » Tout en parlant de la sorte, Un limier le fait partir.
Il tâche à se garantir ; Dans les forêts il s'emporte i
Son bois, dommageable ornement ,
L'arrêtant à chaque moment.
Nuit à l'offiCe que lui rendent
Ses pieds, de (|ui ses jours dépendent n se dédit alors et maudit les présens
Que le ciel lui fait tous les ans^
Nous faisons cas du beAu, nous méprisons Inutile;
Et le beau souvent nous détruit.
Ce cerf blâme ses pieds qui le rendent tgile}
Il estime un bois qui lui nuit.