IX. LE |;.PX7P 9T iJP BiatK/UUX
D'oiï vient que personne en la vie N'est satisfait de son état?
Tel Youdroit bien être soldat  qui le soldat porte envie ^ Certain renard voulut, dit-on, Se faire loup. Ehl qui peut dire Que pour le métier de mouton Jamais aucun loup ne soupire?
Ce qui m'étonne est-qi^'à huit ans Un prince' en fable ait mis la ctîbseï Pendant que sous mes cheveux blancs le fabrique à force de temps.
Des vers moins sensée que ^ proç^.
Les traits dans sa fable semés Ne sont en Touvrage du poète Ni tous si bien exprimés :
^ Sa louange ' en est plus complète.
De la chanter sur la musette, C'est mon talent ; mais je m-attends Que mon héros, dans peu de temps, Me fera prendre la trompette.
Je ne suis pas un grand prophète, Cependant Je lis dans les cieux Que bientôt ses faits glorieux Demanderont plusieurs Homères :
Et ce temps-ci n'en produit guères Laissant à part tous ces mystères.
Essayons de conter la fable avec succès.
Le renard dit au loup : « Notre cher, pour tout mets J'ai souvent un vieux coq, ou de maigres poulets :
C'est une viande qui me lasse.
Tu fais meilleure chère avec moins de hasard * : J'approche des maisons, tu te tiens à l'écart.
1. « D'où vient. Mécène, que pas un homme ne soit content de sa condition, qu'il l'ait choisie ou reçue du hasard, et que chacun envie celle de son voisin?.., » f Horace, satire!,)
2. Le sujet de cette faole est tiré des Thèmes du duc de Bourgogne.