Grâce à Dieu.— 10. Les templiers.— 11. Corps d'armée
12, Frappèrent, chargèrent.— 13. Affront.— 14. Réglé.— 15. Acause de.
22 MOYEN Age.
pour ce qu'il estoit seurs * ^ et escrioit ! « Or à eulz, or à eulz. » Quant les Templiers virent ce, ilg se pensèrent que ils seroient honniz ^ se ils lessoient le conte d'Artois aler devant eulz; si ferirent des espérons qui plus plus et qui miex mieX| et chassèrent les Turs qui s'enfuioient devant eulz tout parmi la ville de la Massoure jusques aus chans par devers Babiloine. Quant ils Guidèrent * retourner arières , les Turs leur lancèrent trefs et merriers^ parmi les rues qui estoient estroites. Là fu mort le conte d'Artois, le sire de Gouci que l'en apeloit Raoul, et tant des autres chevaliers que il furent esmô ^ à trois cens. Le Temple, ainsi comme l'en me dit, y perdit quatre- vingt homes armés et touz à cheval
lOIN VILLE BLOQUÉ PÂk lÉÈ BAtAAilHI Et ÈIÈUM VIENT D'ÉTRE DÉLIVRÉ PAR LE COMTE D'ANJOU ; LÉ ROI ARRIVE SUR CE POINT DU CHAICP DE BATAILLE. .
... Là OÙ je estoie à plé et mes chevaliers ^ aussi l)lecié comme il est devant dit, vint le Roy à toute sa bataille à grand noyse * et à grant bruit de trompes et nacaires \ et se aresta sur Un Chemin levé : mes * oncques si bel armé ^ ne vi, car il paroit desur toute sa gent dès les espaules en amon , un heaume doré en son chief , une espée d'Alemaingne en sa main. Quant il fu là aresté, ses bons chevaliers que il avoit en sa bataille, que je vous ai avant nommez, se laucerent entre les Turs, et plusieurs des vaillans chevaliers qui estoient en la bataille le Roy ^^. Et sachiés que ce fu un très blau fait d'armes ; car nuls ni traioit <* ne d'arc ne d'arbalestre, ainçois *' estoit le fereis *' de maces et d'espées des Turs et de nostre gent , qui tous estoient mêliez. Un mien escuier qui s^en estoit fui à tout ma baniere et estoit revenu à moy, me bailla un mien roncin ** sur quoy je monté, et me traîs vers le Roy tout coste à coste
LE ROI s'est PORTÉ VERS MANSOURAH, POUR SECOURIR LE COMtB DARtOIS, son FRÈRE; LES TURCS LE REPOUSSENT VERS LE FLEUVE.
... Tandis que nous revenions aval par dessus le flum, entre le ru *^ et le flum^ nous veimes que le Roy estoit venu sur le flum, et que les Turs en amenoient les autres batailles le Roy, ferant et bâtant de maces et d'espées, et firent flatir ** toutes les autres batailles avec les batailles le Roy sur le flum. Là fut la desconfiture si grant, que pluseurs de nos gens recuiderent passer à nou par devers le duc de Bourgoingne, ce que il ne porent faire; car les chevaus estoient lassez et le jour estoit eschaufé; si que nous voiens, en dementieres que " nous venions