‹ Textes classiques de la littérature française extraits des grands écrivains français avec notices biographiques [etc.;] recueil servant de complément à l'Histoire de la Littérature françaiseChapitre 282 sur 347 · Ancienne orthographe pour marais · texte numérisé non relu

Ancienne orthographe pour marais

2. Le duc Û3 Vendôme, arrière petit-fiU d'Henri IV, né en IG5^. mort .en 1712.

3. Prométhée, fils de Japet, déroba une parcelle du feu célosle, ul

Représente, enchaîné sur âon triste sommet*.

L'humble toit est exempt d'un tribut si funeste.

Le sage y vit en paix, et méprise le reste :

Content de ses douceurs, errant parmi les boisj

Il regarde à ses pieds les favoris des rois;

Il lit au front de ce^x qu'un vain luxe environne

Que la Fortune vend ce qu'on croit qu'elle donne.

Approche-t-il du but, quitte-t-il ce séjour ;

Rien ne trouble sa fin : c'est le soir d'un beau jour.

Philémon et Baucls nous en offreiit l'exemple :

Tous deux vitenl changer leur cabane en un temple.

Hyménée et l'Amour, par des désirs «constants,

Avoient uni leurs cœurs dès leur plus doux prlniemjps :

Ni le temps ni l'hymen n'éteignirent leur flamme : ,

Clothon ' prenoit plaisir à filer cette trame.

Ils surent cultiver, sans se voir assistés.

Leur enclos et leur champ par deux fois vingt étés.

Eux seuls ils composoient toute leur république* :

Heureux de ne devoir k pas un domestique

Le plaisir ou le gré des sohis qu'ils se rendoient I

Tout vieillit : sur leurs fronts les rides s'éïéndoierit,

L'amitié modéra leurs feux sans les détruire.

Et par des traits d'amour sut encor se produire.

Ils habitoieht un bourg plein de gens dont le coéUr

Joignoit aux duretés un sentiment moqueur,

Jupiter résolut d'abolir cette engeance.

Il part avec son fils', le dieu de l'éloquence,

Tous deux en pèlerins vont visiter ces lieux.

Mille logis y sont, un seul ne s'ouvre aux dieux.

Prêts enfin à quitter un séjoUr si profane;.

Ils virent à l'écart une étroilé cabane,

Demeure hospitalière, hiimble et chaste màisoii.

Mercure frappe : on ouvre. Aussitôt Philémbn

Vient au-devârit des dieux, et leur lient ce langage :

« Vous me sefnblez toiis deux fatigués du Voyagfe,

Reposez-vous. Usez du peu que nous avons 5

L'aide des dieux a fait oue nous le consèrvbl^ :

mit aux mains des hommes cet agent puissant, contre la Volonté de Jupiter. En punition de son audace, il fut attaché sur un sohlmet du Caucase et livré en proie à un vautour qui lui dévorait éternellement le foie. — Ce passage embarrassé veut dire ; Le supplice de Prométhco est l'image des soufi^rances des ambitieux.

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