‹ Textes classiques de la littérature française extraits des grands écrivains français avec notices biographiques [etc.;] recueil servant de complément à l'Histoire de la Littérature françaiseChapitre 37 sur 347 · COMMINES · texte numérisé non relu

COMMINES

Philippe de Gommines, siéùr d'Afgefîton, né en 1445|en Poitou, inoiirut en 1S09. Se^ Mémoires ont ponr objet les règnes de Louis XI et de Charles VIIÎ, de 1464 à 1498. B fut d'abord au service du duo de Bourgogne Charles le Téméraire, qu'il quitta en 147$ pour s'attaeher à Louis iïÙt Après là inôf t du rôi, dont il avait été le confident et le ai* voué serviteur^ il fut quelque temps disgracié, pour aVoif suivi le parti du duc d'Orléans, contre la dame de fièadetl régente. Il rentra en faveui*, et accompagna Charles YIIIéA Italie. Sous Louis XII il vécut dans Ik i^ttaite^ et empldy» ses leisirs à rédiger ses Mémoires,

La premièrB édition des Mémoires de Commutés Ut iè 1623. La plus compUêe Bst ceUê de MUe DupoiUi 1840-47.

Ëa qmttaat Froissari pour écouter Fhilip]}e de C0iîiilli« neft| on ohange de monde comme d'époque» Au spectàôld bfilMt et animé dêà ilflsses d'armés féodales succède 1'^ tudë grave et instructive de la pôlitl(}ue naissante. L*liîe« toîre prend UB caractère nouveau; elle devient cHti^e, elle reçoit et pèse les témoigBages. Elle n'a pliis poui' ôbjfit d'amuser, mais dlnétruife. Ôomminee éerit « «fin qu'on con- DàiSâe les liftbiletés dé qudl dn til^é en Franee. • Aussi a'é« pargne-i-il point les leçons, leis râisdimet^ents.Sesréfletkittl ne sont point de ces maximes brillantes du profondes, à là manière de Tacite, qui concentre la pensée en un trait, et jette çà et là un éclair sur les abîmes Jes plus cachés du cœur humain. Les conclusions de Commînes se développent à l'aise et sans prétention d'éloquence ; elles cachent, comme son héros, beaucoup de sens sous une allure vulgaire. Elles sont surtout pratiques et politiques. Rien de général, rien de vraiment humain ; ses maximes touchent encore à l'ex* périence personnelle, d'où elles sont nées. Elles n'ont pour

GOMMINfiB. 3|î

sphère (jae IbH èôhH ett le gotttememeiit $ au-dessusi TtuieuF ne voit pltis ^tt6 16 ciel et uiie |)fd¥idêfid8 fttate^ qid te dispense de rien ciieroher atl delà»

Malgré le ton simple et en quelque sorte bourgeois qu'àf* féetionlie Gomnilnës^ là vérité d'observation^ la vue claire des grands intérêts pblitipé^, drriVëHt qûèl^ëfdfl eheà M jusqu'au plus beau style de Thistoirè. Lé tàblëàil qtl'tl ttWSè des résultatt de l'admimstraiion de Louis %! a une g)^* dëlil* ealiâe et ëitiiplë à laquelle l'&istoire medeme n'était pas êncotë pàiiréâiiey et qu'elle lie devait jgd^H Suifasser^

XOmP BS XnOlHB û

Vii j^riÂt iil maladie (éofit U partit de te monde) par itt iandji ai dttfé Jusqufes au 9&mdd3r «isuyvanti pénultime d'^AkOust^ biU quaire cens quatre Hngts (Et trois; et estofe préaont à la îa de la maladie, .^ioifiiàtf en feint dire qtudque ehose. Tantest après que le. mai luf ôrint> il ilëfdlt là parëlie) eemme mtresfoia avoit fut| et quand elle k^ lîlt fë^pëhtie^ së sentit t>lai feible que jadiais n'aveil esté^ comi)ieii qu'auparavant il Testât tant, qu'à graad'peîBe pouvoit-ii mettre b fiimn IttsqUes à labôù^ie> et estdttaatmàigréftdeflaiet, quïl fidsoU pitié a toâs têtkx qUi le TOioyent. hd âietBei§ne«r se jugea mert| et suf l'heure il envoya quérir Monseigneur de Beaiijou, mari de sa ôilei jk préBéiit Due dé Bbiirboii^ et lui cemmanda ëUet au Rejr son fils qui ^itôit à AinMëe (tUnâi l^ppdlaU) eÉtelkyreecmmaBdanti et ceux qui l%vë)réàt séHri, et lui doûna toute la ehas^ et geuverneme&t duolct kdjT;... Apres envojfà le caiane^ier^ et toute sa séquelle S portant \ei Bëàùlx âU Rojr son âlz. Luy envoya aussi pvtie (tesarehiers desa l^rde, et capitaines, et toute sairi&nerie et fikiÂcûBnerie et toutes aiilres ëhôseéi. fit tous cent qui te yenoyent veoir^ Il lee enyeyeit & AmJ^^f^ ûtieft 19 Aisy (ainsi Tappeloit^U) leur priant le berrir biesi et par jtoiîs * V&f ttàndoit t^tielque ëbésë^

Là pàhjlë jaifiaië fie iuy fidlliit depuis qi/eilè luyfttl revenu^ ne lé éë&s, né jàixittis ne TëUst A uot: Juaais en kmtè sa malnilie m se pièdgnit, côitÉbe fbnt toutes sortes de gens, quand ils ilealent vmL Au indus sùishj^ de cette natlu^^ et en ay veu plusieHn aiitresi eà mmi on dit que le i^aindre allège là douleur j

Toi^otM avoit eépéi«néë ëb Oë fe^ BeraâteS qui estoit au Pleess (dont ]*ay p^é), ^'U aVoit Ait «oaifâè Galabre^ et iiMessaBAmejM i^* voyoit devers luy, disant qu'il lui allongeroit bien sa vie s'il vouloit{

i> Sa suite, s 1 ^ni l^^ôié de MhjJë.

34^ MOYËÎi kâÉ.

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