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mais bien I0 cœur serré d% douleur, et Pentendemenl ^Htmblé d'ene- Buy. Quand il veit de la lumière et cest homme auprès de luy, tenant en sa main un goubelet où estoit le breuvage du poison, il se leiva en son séant; mais ce feut à grande peine, tant il estoit foible, et prenant le goubelet, demanda à Texécuteur s'il avoit rien ouy dire des chevaliers qui estoyent venus avecques luy, principalement de Lycortas*. L'exécuteur lui feit response que la pluspart s'estoit saulvée. Adoncques il feit un peu de signe de la teste seuleiQent, et en le reguardant d'un bon visage, lui dict : ilva bien', puis qtte nous n*avons pas esté malheuretix m tout et partout; et sans jamais jecter austre voix ny dire austre parole, il beut tout le poison, et puis se recoudia eomme devant : si ne feit pas sa nature grande résistance au poisqn, tant son corps estoit débile, ains en feut tantôt estouffé et esteinct.
(Fief det hommei iUtutres, — Philopœmen.)'
▲PPinS GLAUDinS lu 8ÉWAT.
APBËS ti BATAILLE D'HâRACLÉE, PYRRHUS FIT OFFRIR AUX ROKÀHM UMB PAIX BONORABLB BT SON AMITIÉ. PLOSIBURS StiNATBURS INCUNAIBNT A TRAITER AVEC LUI.
Mais Appius Claudius, personnage notable, qui en partie pour sa vieillesse, et en partie pour avoir perdu la veue, ne venoit plus au «enat, ny ne s*entremettoit plus desafi^res publicques, quand il entendit les offres que faisoit le roy Pyrrhus, et comptent \e bruict couroit paria ville, que le sénat luy accorderoit les articles de paix qu'il avoit proposés, il ne se peust contenir, àins se feit porter par ses serviteurs dedans une lictière à bras jusques au sénat, à travers la grande place de Rome, là où comme il feut arrivé à la porte, ses gendres et ses enfants le prenant dessoubz les bras, et se mettants à l'entour de )|uy le conduisirent au dedans. Le sénat feit silence par honneur à l'arrivée d'un vrnotableet si vénérable personnage, et luy, si tost qu'on l'eut posé en sa place, commencea à parler en ceste manière: « Parcy-devant, Seigneurs Romains, je portois fort impatiem- « ment la perte de ma veûe, ma^a maintenant je vouldrois encore» « estre sourd, aussy bien comme àveûgïe, quand j'oy dire les laschesel « deshonnestes conclusions que vous arrestez en vos conseils, qui sont « pour renverser toute la gloire et la réputation de Rome. Car oâ.îsont «c à ceste heure les avantageux propos que vous faisiez n'a guères coij^- « rir par tout le monde : Que si Alexandre le Chrand feusi ïûy mesme m venu en Italie du temps que nos pères estoyent enr ta fleur de leur « aage^ et nous en nostre première jeunesse, on ne le dimnt$roit.pas
1. Ljcmtas^ Pami et le disciple de Philopiiunen» dmriiit, j^wès lui, le chef de laligue achéenne. :;
t. Cela va .biiii, rtt b«iié«t Acbef.
61 RENAI88ANGE.
« far touM inwHuMê, eammê pn faiet mainUnânê^ «tiW |«Mt*l éth « maure par deçà * mort m la bototlfe, et par ea moKt tm $a p^
< aurait augmentélfl renommée ou la gloire de Romef Vous momtrM
< bien maintenant que tous ces propos-làn'estoyeot qun vaint vanteiia « et folle arrogance, yeu que tous craignez les Molossiens et C^^as ,« niens qui tousjours ont est(& proye des Macédoniens, et»dou6faiiui
< Pyrrhus, qui toute sa vie a serfi et faict la cour à l'un des Mtellttat « et guardes du corps d^Alezandre le Grande, et qui maintenant e^ K venu faire la guerre par deçà, non tant pour secourir ki Gms bir p bïtants en Italie, qu^ pour fuyr les ennemis quUi a par delà, iqihi
< offrant de tkhis conquérir tqut le reste de l'Italie aveoqueq unt arméi^ « laqudle n*a pas est^ suffisante pour luy conserver une petite, portifia « de la MaoÂdoine seulement* : pourtant ne faust-ii pas que ^ou$ « estimiey, qu'en faisant paif evep luy, ¥QU| yg^s despestrerez de luy, « ains plustost que vous en attrairez d'austres à vous venir courir suz : « car ils vous auront eig mespris. quand ils vous sentiront n faciles à « dompter, si vous laissez èsénapper Pyrrhus , sus luy faire payer fç l'amende de }'pultca|ge qu'il yous a qsé f^^, cupportuit pJ^spjf^ « pour nqn salaire pest advax^taj^e suç yous, qyÇÙ. aiira 49![À6 HY» ^im- « nites et Tarentins de quoy cy-aprës se mocquer des ]^pn^ips. ^
Pepuis que ces remonstrances d'Appius eurent esté ouyes au sénat, Il n'y eut celuy en toute l'assemblée qui n'aimast mieulx la gulfrre que la paix, et renvoya-l'on Ginéas avecques ceste r^sponse, « que A «Pyrrhus desiroit l'amitié et alliance des Romains, il falloit qu'il f sortist premièrement de Pltalie, et puis qu'alors il les enveyast m- « chercher de paix : mais que tant comme il seroit dedans l'Italie ea « armes, les Romains luy fêroient la guerre de toute leur puissance^ « quand bien il auroit battu et deffkict dix mille tels capitaiines comurt f Lo^us^, » {Vies des hommee illuttres. ~ Pyrrhus.)
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Franfoit Rabelais, né en 1488 k Ghinon, £al â'ahqid çordelief , |mis bénédictin. Fatigpié du jong de la règle nio-
i; ^f ee rivage, de ca cèté d^ lUdriatigue* . .
2. Pyrrhus passa plusieurs années, en q^ité d'otage, à la cour de Ptolémée Soter.
^ ié >yrrhus t¥ai$ «mquls la Xacédoioe sur Ûém6trlu9 Bi^iorGètA^ «t n'avait pas su la conserver. . . ^: