‹ Textes classiques de la littérature française extraits des grands écrivains français avec notices biographiques [etc.;] recueil servant de complément à l'Histoire de la Littérature françaiseChapitre 54 sur 347 · Le consul Lœvinus battu pa» Pyrrhuè à Mraclée · texte numérisé non relu

Le consul Lœvinus battu pa» Pyrrhuè à Mraclée

RABlLAIff. M

Bastiqae, il quitta le frop pour Thabil de piAtfé i^eulifli^i

et 86 mit à iBourir le monde. Ep 1530, il se fit iaBcriite sur les registres de la Faculté de iiaédecine de MoEtpetlier. Au commencement de l'année 1534, et deux ana plus tard en 1536, il accompagna à Rome, en qualité de médedn,le cai? dinal Jean du Bellay, ambassadepr de France. Revenu k Montpellier, il fut promu au doctorat le S8 mai 1537* II- année suivante, il exerça la médecine dans plusieurs villes du Midi, à Narbonne, à Gastresi, à I^on ; il fat néanmoins autorisé h prenctre .possession du ouionicat de Saint-Maur» les-Fossés que lui avait octroyé le cardinal du Bellay, En 1551, il obtint du cardinal la cure de Meudon. Il mourut en 1553 à Paris. Qn a dfl lui quelquim travaux sérieux, tels que des éditions de divers traités d'Hippoçrate et de Gralien. Mais Touvrage qui a rendu son nom immortel, c*est l'histoire de GargqnPuq et de Pantagruelf^, rpQ^an satirique en cii^g livres, gui pi^ri;fent géparéijaQ^t, de i§3g à ;5§^^ Il a été fait t^ grand nembm AUdiHens dp Rqhfilm; Ùm principahs som ceUts d'Amsterdam, 17 i 1 6M 741, avee r$^ mqrqytes t^istqriq\iBS et çritique^de Le DuchaL 5 vol. in-S^ j

çeiip de MM* Emç^ngi^i et $. Jofio^rmemt IHIh^!» ^V^ f^l remarques de Le Duehatj Fototr^, Ginguenép eto.f çfiÙe^ ^ P. Lacroix, 184S. <n-ia, et de MM. Bvrgàud des Marets

«? Jîflfïftery, çfi\Wmi^ é^r kî é(^tiQm (rnginai??^ i?§Tt

lAYiede Gargantua et de Pantagruel est, dit M. Saintes Beuve| « une œuvre inoufe, mêlée de science, d'ebseurité. as senûqBe, d;é)ogfl'eRce êV49 klJte f^ <pÔnpp^lfs

touti MXMi liti» .cft^piHP^^s h ?iep> m ^m 9m\\ ^ vp^s

déecmeerte, vous enivre, et vous dégoAte, et dont on peut, après ^j être beauçoiip plu et l'avoir beaucoup admiré^, se démander sérieusement si on l'a comprise.' » Sous une gaieté qui va parfpiç jusqu'à la bouffonnerie et lusou'àla

Bçeîiçp la plqs çîioqp»ntp, Ralielftis Çacb^ W% tai?te. vm^i un seasprirfoBd et hakU. Lui-<-nième nous en .avertit : « Vt^i tes-vous oncqu§8 çbieg rçfiçwijrimt ouelque os ffiédpgjirip? Le chien est, comme dit PÎatout la oâto du ipgnda la pbis

philosophiqne. Si vous Tavez vu, vous avez pu noter de quelle dévotion il le guette, de quel soin il le garde, de quelle ferveur il le tient, de quelle prudence il l'entame, de quelle affection il le brise, et de quelle diligence il le suce. Qui l'induit à ce faire? Quel est l'espoir de son étude? Quel bien prétend-il? Bien plus qu'un peu de moelle.... A l'exemple d'icelui vous convient être sages pour flenrer, sentir et estimer ces beaux livres de haute graisse^ légers au prochas (à la poursuite) et hardis à la rencontre, puis par curieuse leçon et méditation fréquente, rompre l'os et sacer la scientifique moelle. »

UVBE X, CHAPITRE

LA TENEUR BBS LETTRES QUE ORANDGOUSIER BSCRIYOIT A GARGANTUA '«

La ferveur de tes estudes requeroit que de long temps ne te revo* casse de cestuy philosophique repos , si la confiance de nos amis et anciens confédérés n'eust de présent frustré la seureté de ma yieil-i lesse. Mais, puisque telle est ceste fatale destinée que par iceux sois inquiété esquelz plus je me reposoit, force m'est te rappeler au sob-» side' des gens et biens qui te sont par droit naturel affiés*. Car, ainsi comme débiles sont les ariiSes au dehors si le conseil n'est en la maison, aussi yaine est Testude, et le conseil inutile, qui, en temps oportun, par vertus n'est exécuté, et à soneffect reduict.

Ma délibération n'est de provoquer, ains d'apaiser; d'assaillir, mais de défendre ; de conquester, mais de garder mes féaux subjets et terres héréditaires. Esquelles est hostilement entré Picrochole sans cause nj occasion, et de jour en jour poursuit sa furieuse entreprise, avec sx&es non tolerables à personnes libères.'

Je me suis en devoir mis pour modérer jsa cholere tyrannique, loj offrant tout ce que je pensois luy pouvoir estre en contentement : et par plusieurs fois ay envoyé amiablement devers luy, pour entendre en quoy, par iqui et comment il se sentoit ouHragé : mai& de luy n'ày eu response que de volontaire deffiance ^, et qu'en mes terres preteadoit seulement droit de bien séance, pont j'ay cogneu que Dieu eter* nel l'a laissé au gouvernail de son firanc arbitre et propre sens, qui

1. Grandgousier^ injustement attaqué par Pichrocole, rappelle son fils Gargantua, qu'il avait envoyé s'instruire à Paiis, en compagnie de Ponocrates, son précepteur, de Gymnaste» son écuyer et d'Eiwémon, son page.

t. Au secours. — 3. Mis sous ta fbi, 4ontto réponds.

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