‹ Textes classiques de la littérature françaiseChapitre 126 sur 232 · CLÉANTE · texte numérisé non relu

CLÉANTE

de vos pareils le discours ordinaire ; lient que chacun soit aveugle comme eux. Hre libertin que d'avoir de bons yeux, [ n'adore pas de vaines simagrées respect ni loi pour les choses sacrées, tous vos discours ne me font point de peur ; i comme je parle, et le Ciel voit mon cœur. 18 VOS façonniers on n'est point les esclaves, de faux dévots ainsi que de faux braves; nme on ne voit pas qu'où l'honneur les conduit rais braves soient ceux qui font beaucoup de bruit, ons et vrais dévots, qu'on doit suivre à la trace, nt pas ceux aussi qui font tant de grimace.

li'AVABE

)a a*aime rien au monde que lui-même et ses Ltement occupé de garder et d'accroître son bien, ans ses enfants que des ennemis, des espions do- Par un juste retour, sa fille Élise et son fils ont pour lui ni tendresse ni respect. Livrés à !S, sans guide et sans conseil, ils se laissent aller is les plus coupables. Élise autorise l'homme ne à s'introduire sous un déguisement dans la .ternelle, et Gléante se ruine à l'avance par des usuraires. Harpagon se met en tête de les établir, iclinations, de leurs goûts, il s'inquiète fort peu : ils, il a fait choix d'une veuve ; il destine sa fille ir Anselme, un homme mûr^ prudent et sage^qui lis de cinquante ans; il compte épouser lui-même fille pauvre du voisinage, dont la beauté l'a ;t qui apportera en ménage, à défaut d'argent mille qualités précieuses, particulièrement l'ha-

Mge signifiait alors liberté excessive ^axA \^i^ ^^%%% ^^N^ t était ua libre penseur.

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bitnde de la frugalité et de Téconomie. Il découvre que son fils est amoureux de cette jetine fîlle; peu lui importe; il est bien déterminé à la lui disputer. Mais un accident, une catastrophe qui Tatteint dans ce qu'il a de plus cher, lai fait oublier pour un moment ses beaux projets. Son trésor, une cassette contenant dix mille écus, a disparu. Il veut faire arrêter la ville et les faubourgs. L'iutefrogatoire auquel est soumis le faux intendant Valère, Tamant déguisé d*£lise, amène les plus plaisants malentendus. Yalère finit par se nommer. Il se trouve qu'il est le fik du seigneur Anselme, et le frère de cette aimable Marianne recherchée concurremment par Harpagon et par son âls. Cette découverte inattendue termine tous les embarras et résout toutes les difficultés* Yalère épousera Elise, et Gléante Marianne; Harpagon, auquel on a rendu sa cassette, consent à tout, pourvu que pour les noces on lui fasse faire tm habit.

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